Amies sur le toit après la fermeture
Deux vendeuses amoureuses s'embrassent sur le toit après la fermeture.
Le grand magasin avait rendu son dernier soupir des heures plus tôt. Les grilles étaient baissées, les mannequins figés dans leurs poses de velours, et les allées désertes ne renvoyaient plus que l’écho lointain de leurs propres pas. Cassidy referma le dernier carton d’inventaire d’un coup de hanche, le souffle un peu court, les joues encore tièdes de l’effort. À vingt-deux ans, elle avait encore cette énergie nerveuse qui faisait frémir le tissu de sa jupe crayon chaque fois qu’elle se penchait. Renata, sa responsable de rayon, l’observait depuis l’embrasure de la porte de service, une cigarette déjà coincée entre deux doigts, le rouge à lèvres à peine effacé par la longue journée.
— On monte ? demanda Renata d’une voix grave, presque confidente. L’air est plus doux sur le toit.
Cassidy acquiesça sans un mot. Depuis des semaines, leur complicité quotidienne avait changé de texture. Les frôlements dans les cabines d’essayage n’étaient plus tout à fait accidentels. Les regards de Renata, vingt-huit ans bien sonnés, s’attardaient trop longtemps sur la courbe de sa nuque, sur la ligne de ses bas quand elle se haussait pour ranger une boîte. Cassidy, elle, se surprenait à chercher ces contacts, à ralentir exprès près d’elle, à sentir la chaleur de son corps à travers le tailleur impeccable.
Elles grimpèrent l’escalier de service en silence. La porte du toit-terrasse grinca, livrant la ville nocturne : un océan de lumières tremblantes, le vent doux qui sentait la pluie lointaine et le goudron encore chaud. Renata alluma sa cigarette, en tira une longue bouffée, puis la tendit à Cassidy. Leurs doigts se touchèrent. Ni l’une ni l’autre ne retira sa main tout de suite.
— Tu travailles trop bien, murmura Renata en la regardant de profil. Trop bien pour que je reste sage.
Cassidy inspira la fumée, la garda un instant, la rejeta en un filet gris qui se fondit dans la nuit. Son cœur battait trop fort. Elle sentait le regard de Renata glisser sur elle comme une main déjà autorisée : les seins sous le chemisier légèrement déboutonné par la chaleur, la taille serrée, les cuisses que la jupe moulait sans pudeur.
— Dis-le clairement, souffla Cassidy. Je suis fatiguée des demi-mots.
Renata sourit, un sourire lent, presque dangereux. Elle s’approcha, colla son corps au sien contre le muret de béton. La ville scintillait en contrebas, indifférente.
— Ton corps me rend folle, Cassidy. Depuis le premier jour. La façon dont ta jupe remonte quand tu te penches… la manière dont tu sens mon regard et que tu ne bouges pas. Je te veux. Pas en rêve. Pas en fantasme discret. Là. Maintenant. Si tu veux pareil.
La cigarette tomba au sol, écrasée sous la semelle de Renata. Cassidy n’eut pas besoin de répondre par des mots. Elle saisit le visage de la plus âgée à deux mains et l’embrassa avec une violence douce, une faim accumulée pendant des mois de frottements « accidentels » et de rires trop proches. Leurs bouches s’ouvrirent aussitôt. Langues chaudes, salive partagée, gémissement étouffé que le vent emporta. Renata la plaqua plus fort contre le muret, une cuisse glissée entre celles de Cassidy, et la jeune femme sentit aussitôt l’humidité déjà présente, collante, qui trempait sa culotte fine.
Les mains de Renata devinrent précises. Elles glissèrent le long du dos, saisirent les fesses à travers le tissu, puis remontèrent pour dénouer lentement le bas du chemisier. Les doigts froids du soir rencontrèrent la peau brûlante. Cassidy arqua le dos, offrit sa gorge. Renata y colla sa bouche, mordilla la peau sensible juste sous l’oreille, puis descendit le long de la clavicule pendant que sa main droite, elle, s’aventura sous la jupe.
— Putain… tu es déjà trempée, grogna Renata contre sa peau, la voix rauque d’excitation pure. Pour moi ?
— Pour toi, répondit Cassidy entre deux souffles. Depuis… depuis trop longtemps. Touche-moi vraiment.
Les doigts de Renata trouvèrent le bord de la culotte, le contournèrent sans précipitation, savourant chaque millimètre. L’index effleura d’abord les lèvres gonflées, glissa dans la chaleur glissante, s’attarda sur le clitoris déjà dur et sensible. Cassidy poussa un cri étouffé, s’accrocha aux épaules de Renata, ouvrit davantage les cuisses malgré la jupe qui gênait. Renata sourit contre sa bouche et enfonça deux doigts d’un coup sûr, profond, sentant les parois se contracter autour d’eux.
— Regarde-moi, ordonna-t-elle doucement. Je veux voir ta gueule pendant que je te doigte sur ce putain de toit.
Cassidy ouvrit les yeux, les pupilles dilatées, la bouche entrouverte. Chaque va-et-vient des doigts de Renata faisait claquer un bruit obscène, humide, que le silence de la nuit rendait encore plus cru. Le pouce de Renata frottait son clitoris en cercles fermes, impitoyables. Cassidy sentait l’orgasme gronder déjà, trop vite, trop fort, mais elle ne voulait pas encore céder. Elle glissa une main entre leurs corps, trouva la fermeture du pantalon de Renata, la tira d’un coup, plongea ses doigts sous le slip en dentelle.
Renata était tout aussi mouillée. Cassidy gémit de plaisir en le découvrant, enfonça ses propres doigts en elle, imita le rythme, plus rude, plus impatient. Elles se frottèrent l’une contre l’autre, jupes relevées, mains croisées dans l’intimité de l’autre, fronts collés, souffles mêlés. La ville en contrebas n’existait plus. Il n’y avait que la chaleur, le frottement, le parfum de sexe qui montait entre elles, le goût du rouge à lèvres et de la cigarette sur leurs langues.
— Plus fort, supplia Cassidy. Dedans… plus profond.
Renata obéit, ajouta un troisième doigt, étira délicieusement la jeune femme, courbe ses doigts pour frotter ce point précis qui faisait tressaillir les cuisses de Cassidy. Celle-ci répondit en pressant le talon de sa main contre le mont de Vénus de Renata, en frottant son clitoris avec deux doigts rapides, presque cruels de précision. Renata jura entre ses dents, mordit l’épaule de Cassidy à travers le chemisier, laissa échapper un gémissement long, animal.
Elles n’étaient plus responsables de rayon et vendeuse. Plus de hiérarchie, plus de magasin, plus de règles. Seulement deux corps qui se prenaient enfin ce qu’ils avaient guetté pendant des mois. Cassidy sentit ses genoux fléchir ; Renata la maintint contre le muret, continua de la baiser en profondeur pendant que ses doigts la martelaient d’un rythme inexorable. Le tissu de la jupe était relevé jusqu’aux hanches, exposant la peau marquée déjà de légères rougeurs là où les doigts avaient agrippé trop fort.
— Je vais jouir, haleta Cassidy. Renata… je vais…
— Pas encore, coupa Renata, même si sa propre voix tremblait. Je veux te sentir me supplier un peu plus. Je veux que tu te souviennes de chaque seconde de cette première fois.
Elle ralentit exprès, retira presque ses doigts, ne laissant que le bout frôler l’entrée palpitante. Cassidy protesta d’un son frustré, tenta de se ruer en avant, mais Renata la maintint d’une main ferme sur le bas-ventre.
— Dis-moi ce que tu veux, Cassidy. Tout haut. Personne d’autre ne t’entend.
— Tes doigts. Ta bouche. Tout. Baise-moi avec ta main jusqu’à ce que je crie, et après je te mangerai la chatte jusqu’à ce que tu ne saches plus ton nom.
Les yeux de Renata s’assombrirent de désir pur. Elle enfonça de nouveau ses doigts d’un seul mouvement brutal et délicieux, reprit un rythme soutenu, presque punitif, pendant que sa bouche redescendait sur le cou de Cassidy pour y laisser une marque sombre, possessive. Cassidy, elle, n’avait pas arrêté de la caresser en retour ; ses doigts glissaient maintenant plus vite, trempés, cherchant le même abandon.
Le vent se leva un peu plus fort, soulevant leurs cheveux, collant le chemisier ouvert de Cassidy contre ses seins durs. Au loin, une sirène traversa la nuit. Elles n’en eurent cure. Leurs hanches se choquaient, leurs mains travaillaient sans relâche, leurs bouches se retrouvaient par instants pour des baisers trop humides, trop bruyants. Cassidy sentait la tension monter encore, plus haute, plus dangereuse, prête à la faire basculer — mais Renata contrôlait encore le rythme, la gardait juste au bord, les yeux rivés aux siens, un demi-sourire de triomphe et de tendresse crue aux lèvres.
— On n’a pas fini, murmura Renata contre sa bouche. On vient à peine de commencer. Je veux te goûter vraiment. Je veux m’agenouiller ici et te lécher jusqu’à ce que tes jambes lâchent. Et ensuite tu feras pareil. D’accord ?
Cassidy hocha la tête, incapable de former une phrase cohérente, le corps entier tendu comme une corde prête à se rompre. Les doigts de Renata étaient toujours en elle, immobiles un instant, simplement présents, remplissants, promesse de tout ce qui restait à venir. La ville continuait de briller en silence sous elles, témoin indifférent de ce basculement. Entre leurs cuisses, la chaleur ne demandait qu’à exploser — et aucune des deux n’avait l’intention de regagner les étages de sitôt.
Elles glissèrent le long du muret, haletantes, les jupes encore relevées, les doigts luisant de leur excitation mêlée. Renata tira d’un carton abandonné près de la porte de service une couverture de secours grise, épaisse, qu’elle déploya d’un geste sec sur le béton encore tiède. Cassidy s’y allongea la première, le chemisier grand ouvert, les seins offerts à l’air de la nuit, les cuisses déjà écartées dans une invitation sans honte. Le vent caressait sa peau humide ; elle frissonna, non de froid, mais de l’attente qui lui tordait le ventre.
— Viens, souffla-t-elle. À genoux. Maintenant.
Renata obéit. Elle s’agenouilla entre les cuisses ouvertes de Cassidy, le visage à quelques centimètres de cette chatte déjà ruisselante, les lèvres gonflées, le clitoris dur et brillant. L’odeur chaude, musquée, la frappa de plein fouet. Elle inspira profondément, les yeux mi-clos, puis plongea. Sa langue large et plate s’écrasa d’abord contre tout le sexe, léchant de bas en haut dans un mouvement gourmand, recueillant le jus qui perlait. Cassidy poussa un cri rauque, les hanches se soulevant instinctivement. Renata la maintint d’une main ferme sur le bas-ventre et se concentra. Elle captura le clitoris entre ses lèvres, le suçota avec une avidité presque cruelle, tirant dessus par à-coups pendant que deux doigts s’enfonçaient d’un coup sûr dans la chatte trempée.
— Putain… oui… comme ça, gémit Cassidy, la tête renversée, les doigts crochus dans les cheveux de Renata. Plus fort… suce-le… enfonce-les plus profond.
Les doigts de Renata courbèrent, frottèrent ce point spongieux à l’intérieur tandis que sa bouche travaillait sans relâche. Elle humait, gémissait contre la chair, le son vibrant directement sur le clitoris hypersensible. La salive et le jus se mêlaient, coulaient le long de ses poignets. Cassidy se cambra violemment, les seins pointant vers le ciel, les mamelons durs que le vent piquait. Chaque succion lui arrachait un spasme ; elle sentait l’orgasme gronder déjà, mais elle le retenait, voulant savourer chaque seconde de cette langue experte qui la dévorait.
— Tu goûtes si bon, grogna Renata entre deux coups de langue. Je pourrais te bouffer pendant des heures. Regarde-moi pendant que je te lèche.
Cassidy baissa les yeux, le regard voilé de luxure. Elle vit le visage de Renata enfoui entre ses cuisses, les joues brillantes, la bouche ouverte large sur son sexe. L’image seule faillit la faire jouir. Renata ajouta un troisième doigt, étira délicieusement les parois, pompa plus vite, plus fort, le bruit obscène de la chatte baisée par la main résonnant dans le silence du toit. Cassidy hurla presque, les ongles griffant le béton à travers la couverture.
Mais elle ne voulait pas encore basculer seule. D’un effort surhumain, elle se redressa, saisit Renata par les épaules et l’attira vers le haut. Elles roulèrent. Maintenant c’était Renata sur le dos, la jupe arrachée, le pantalon et le slip déjà descendus aux genoux. Cassidy s’agenouilla à son tour, mais pas pour lécher tout de suite. Elle se pencha d’abord sur les seins lourds de Renata, prit un mamelon entre ses dents et le mordilla avec assez de force pour faire gémir la plus âgée. En même temps, sa main droite plongea entre les cuisses écartées, enfonça trois doigts d’un seul trait brutal dans la chatte brûlante et ruisselante.
— Ah… putain, Cassidy… plus fort, ordonna Renata, la voix cassée. Doigte-moi comme si tu voulais me marquer. Oui… là…
Cassidy obéit avec une faim sauvage. Ses doigts martelaient l’intérieur, le pouce écrasant le clitoris en cercles rapides pendant qu’elle suçait, mordait, tirait sur les seins. Elle laissait des marques rouges, possessives, sur la peau blanche. Renata se cambrait sous elle, les hanches battant au rythme des va-et-vient, les mains agrippées aux fesses de Cassidy pour la presser plus fort contre elle. L’air sentait le sexe, la sueur légère, le goudron. Cassidy sentait sa propre chatte pulser, négligée, affamée, le jus qui lui coulait déjà le long des cuisses intérieures.
— Je te veux partout, haleta-t-elle contre le sein qu’elle venait de quitter. Ta bouche sur ma chatte pendant que je te baise avec ma langue.
Elles se retournèrent encore, fiévreuses, maladroites de désir. En un instant elles furent en 69, Cassidy à califourchon au-dessus du visage de Renata, le sexe baissé directement sur sa bouche ouverte, tandis qu’elle-même plongeait le nez entre les cuisses de l’autre. Leurs langues s’activèrent en même temps, frénétiques, plongeant, vrillant, suçant. Renata lapa le clitoris de Cassidy avec des coups de langue rapides et plats, enfonçant en même temps deux doigts qui courbaient pour frotter le point G. Cassidy répondit en miroir : elle écartait les lèvres de Renata avec les pouces, plongeait sa langue le plus loin possible à l’intérieur, la retirait pour aspirer le clitoris gonflé, puis rajoutait ses propres doigts qui pénétraient en rythme.
Le toit n’existait plus. Il n’y avait que la chaleur moite de leurs bouches sur leurs sexes, le bruit humide et obscène des langues et des doigts qui plongeaient, les gémissements étouffés contre la chair. Cassidy sentait les cuisses de Renata trembler de plus en plus fort autour de sa tête. Elle-même était au bord, chaque coup de langue de Renata lui envoyant des décharges électriques le long de l’échine. Elle enfonça ses doigts plus profond, plus vite, suçota le clitoris avec une intensité désespérée. Renata fit de même, ajoutant un troisième doigt, étirant Cassidy jusqu’à la limite du délicieux, la langue battant sans pitié.
— Je jouis… je jouis, cria presque Cassidy contre la chatte de Renata. Avec moi… maintenant…
Leurs corps se tendirent en même temps. L’orgasme les frappa comme une vague brûlante. Cassidy explosa la première, les parois se contractant violemment autour des doigts de Renata, le jus giclant contre la bouche vorace qui continuait de la lécher à travers les spasmes. Renata suivit une seconde plus tard, un long gémissement animal étouffé contre le sexe de Cassidy, les hanches se soulevant, la chatte palpitant et se serrant autour des doigts qui la pénétraient encore. Elles se léchèrent mutuellement jusqu’au bout, prolongeant chaque secousse, chaque tremblement, jusqu’à ce que les cuisses deviennent molles et que les souffles deviennent des râles.
Elles restèrent ainsi un long moment, collées l’une à l’autre en 69, les visages luisant, les langues encore paresseuses qui goûtaient les derniers filets de plaisir. Cassidy glissa lentement sur le côté, le corps encore secoué de petites ondes. Renata se tourna vers elle, les yeux sombres, les lèvres brillantes de leur mélange. Elle passa un doigt entre les cuisses de Cassidy, recueillit un peu de leur jus partagé et le porta à sa propre bouche.
— On n’a pas fini, murmura-t-elle d’une voix rauque, presque menaçante de désir. Je te sens encore contracter. Et moi… putain, je suis encore trempée. Je veux que tu m’enfonces toute ta main ensuite. Doucement. Jusqu’au poignet. Ici. Sur ce toit. Tu veux ?
Cassidy sentit son ventre se contracter à nouveau, une nouvelle faim s’éveiller immédiatement malgré l’orgasme qui venait de la vider. Elle hocha la tête, les yeux brillants, et glissa sa main entre les cuisses encore ouvertes de Renata, effleurant seulement l’entrée palpitante, promesse de ce qui allait venir. La ville continuait de scintiller en contrebas, indifférente, tandis que le vent soulevait un coin de la couverture. Aucune des deux n’avait la moindre intention de redescendre.
Elles restèrent un instant figées dans cette promesse brûlante, le souffle court, les corps encore vibrants des orgasmes précédents. Cassidy sentit le sang battre plus fort dans ses tempes quand Renata écarta davantage les cuisses, invitante, la chatte encore ouverte, luisante, les lèvres gonflées et roses qui battaient faiblement. Le vent de la nuit collait la sueur sur leurs peaux, mélangeait l’odeur de sexe à celle du goudron chaud. Cassidy humecta ses lèvres, le cœur cognant contre ses côtes, et appuya doucement ses doigts regroupés contre l’entrée palpitante.
— Doucement, oui… murmura Renata, la voix déjà cassée d’avance. Je te fais confiance. Pousse… lentement.
Cassidy obéit. Elle enduisit sa main de leur mélange abondant, fit glisser d’abord quatre doigts en un va-et-vient patient, sentant les parois chaudes s’ouvrir, s’étirer, accepter. Renata gémit longuement, la tête renversée sur la couverture, les seins qui montaient et descendaient trop vite. Cassidy courba le poignet, avança le pouce, et d’une pression ferme mais caressante fit pénétrer sa main entière. La chaleur l’enveloppa d’un coup, moite, serrée, vivante. Renata poussa un cri rauque qui se perdit dans la ville, les hanches soulevées, les ongles griffant le tissu gris.
— Putain… oui… plus loin… tout… je te sens partout…
Cassidy s’enfonça jusqu’au poignet, savourant la contraction puissante autour de sa main, le pouls de Renata qui battait contre sa peau. Elle bougea avec une lenteur délicieuse, tournant à peine, frottant les parois internes pendant que son autre main trouvait le clitoris dur et le massait en cercles précis. Renata se cambra violemment, les cuisses tremblantes, un filet de salive au coin des lèvres. Cassidy se pencha, lapa un mamelon entre ses dents, suça fort, marqua la chair pendant que sa main travaillait plus profond, plus large.
— Regarde-moi, ordonna-t-elle d’une voix grave. Je veux voir tes yeux pendant que je te remplis comme ça.
Renata ouvrit les paupières, le regard noyé, les pupilles dilatées. Elle agrippa la nuque de Cassidy et l’attira pour un baiser dévorant, langues enroulées, gémissements partagés directement dans la bouche. Cassidy accéléra un peu le mouvement de son poignet, sentit les spasmes commencer, les muscles se crisper. Elle ajouta la pression de son pouce sur le clitoris, plus ferme, presque cruelle. Renata explosa d’un coup, un long hurlement animal, le corps entier secoué de secousses qui serraient la main de Cassidy comme un étau brûlant. Du jus coula le long du poignet, chaud, abondant. Cassidy continua de la baiser et de la caresser à travers chaque vague, jusqu’à ce que Renata retombe molle, haletante, les larmes de plaisir au coin des yeux.
Mais elle ne laissa pas Cassidy reprendre son souffle. D’un geste ferme, Renata tira la main hors d’elle dans un bruit obscène, puis bascula la jeune femme sur le dos. Elle s’installa à califourchon sur une cuisse de Cassidy, frotta sa chatte encore convulsive contre la peau nue, enduisant la cuisse de son propre jus. Puis elle glissa plus bas, écarta les jambes de Cassidy et plongea trois doigts d’un trait sûr pendant que sa bouche s’emparait du clitoris gonflé.
— À ton tour, grogna-t-elle contre la chair. Je veux te sentir crier mon nom.
Ses doigts courbèrent immédiatement, trouvèrent le point spongieux et le martelèrent sans pitié. Sa langue large lapa, tourna, aspira. Cassidy hurla, les hanches soulevées, les mains plantées dans les cheveux de Renata pour la presser plus fort. Elle sentait encore l’écho de la main à l’intérieur de Renata sur sa propre peau, et ça la rendait folle. Renata ajouta un quatrième doigt, étira, pompa plus vite, le bruit humide et rythmé résonnant dans le silence du toit. Cassidy sentit l’orgasme monter comme une vague noire, irrésistible. Elle jura, montra des dents, puis bascula d’un coup, le corps arc-bouté, la chatte se contractant violemment autour des doigts qui ne s’arrêtaient pas. Du jus gicla contre le menton de Renata qui lapa tout, goulûment, prolongeant chaque spasme jusqu’à ce que Cassidy sanglote de trop-plein.
Elles s’effondrèrent l’une contre l’autre, poitrines collées, peaux glissantes de sueur. Le vent rafraîchissait à peine la chaleur qui montait encore d’elles. Cassidy passa une jambe par-dessus la hanche de Renata, colla son front contre le sien. Leurs souffles se mêlaient, rapides, chauds. Elles restèrent ainsi longtemps, se caressant distraitement les flancs, les seins, les cuisses encore tremblantes, savourant le silence après la tempête.
Puis, lentement, Renata releva la tête. Elle posa une main moite dans les cheveux collés de Cassidy, les peigna doucement du bout des doigts, démêlant les mèches humides. Cassidy en fit autant, glissa ses doigts dans la crinière foncée de Renata, massant le cuir chevelu avec une tendresse presque douloureuse. Leurs bouches se retrouvèrent. Le baiser fut long, profond, sans la faim d’avant mais avec quelque chose de plus vaste, plus lourd. Langues paresseuses qui se goûtaient encore, lèvres qui se suçaient doucement, soupirs qui se croisaient. Elles s’embrassèrent ainsi des minutes entières, se caressant les cheveux, le visage, le cou, comme si elles voulaient graver chaque détail sous leurs paumes.
Quand enfin elles se séparèrent, un filet de salive relia encore leurs lèvres un instant. Cassidy sourit, les yeux brillants, les joues rouges.
— On va devoir redescendre… murmura-t-elle. Avant que quelqu’un ne passe.
Renata hocha la tête, mais ne bougea pas tout de suite. Elle déposa un dernier baiser au coin de la bouche de Cassidy, puis un autre sur son front moite. Ensemble, elles se redressèrent sur la couverture froissée. Leurs vêtements étaient un chaos : chemisier déboutonné, jupe tordue, pantalon à demi descendu. Elles s’habillèrent lentement, se rhabillant l’une l’autre par instants, boutonnant un dernier bouton, lissant une mèche. La sueur séchait sur leurs peaux, laissant une fraîcheur collante. Renata ramassa la couverture, la plia tant bien que mal, la remit près du carton.
Elles se prirent la main sans un mot. Les doigts s’entrelacèrent, collants encore de leur mélange. La porte du toit grinca quand elles la repoussèrent. L’escalier de service sentait le métal froid et la poussière. Elles descendirent marche après marche, main dans la main, les corps encore lourds, les cuisses qui frottaient l’une contre l’autre à chaque pas. Dans le silence du grand magasin endormi, leurs pas résonnaient doucement. Arrivées au rez-de-chaussée, près de la porte de service qui donnait sur la rue déserte, Renata s’arrêta. Elle serra plus fort les doigts de Cassidy, la tira contre elle une dernière fois.
— Ce ne sera pas la dernière fois, promit-elle d’une voix basse, rauque. Sur ce toit. Après la fermeture. Je te jure. Demain. Et tous les soirs que tu voudras. Je ne pourrai plus travailler sans savoir que je peux te baiser là-haut.
Cassidy sentit quelque chose se dénouer et se renouer en même temps dans sa poitrine. Elle posa sa main libre sur la joue de Renata, caresses les lèvres encore gonflées du pouce.
— Moi non plus, répondit-elle simplement. Je t’attendrai. Chaque soir. Main dans la main jusqu’au toit.
Elles s’embrassèrent encore, longuement, doucement, se caressant les cheveux une dernière fois sous la lumière blafarde du couloir de service. Puis Renata poussa la porte. L’air de la rue les frappa, plus frais. Elles sortirent ensemble, toujours main dans la main, et disparurent dans la nuit de la ville qui continuait d’ignorer superbement ce qu’elle venait de contenir.
Et chaque fois que le vent soulèverait désormais l’odeur du goudron après la pluie, Cassidy saurait que sa peau se souviendrait encore du goût exact de Renata.
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