Masques et Aveux au Bal
Au bal masqué, l’architecte Élise, 32 ans, et l’avocate Camille, 29 ans, s’abandonnent à un désir lesbien brûlant dans un salon
Le grand escalier du Palais Garnier n’était plus qu’un torrent de soie, de plumes et de diamants. Sous les lustres de cristal, les masques de velours glissaient comme des secrets. Élise, trente-deux ans, architecte dont les plans redessinaient déjà deux quartiers de la rive gauche, ajusta le loup noir qui lui caressait les pommettes. Sa robe de satin grenat collait à sa taille fine, dessinait la courbe haute de ses seins et s’ouvrait sur une fente qui laissait entrevoir la cuisse jusqu’au haut du bas de soie. Elle savait ce qu’elle faisait. Elle voulait être vue.
Camille la vit d’abord.
Vingt-neuf ans, avocate spécialisée dans les contentieux de prestige, Camille portait un masque de velours bordeaux aux bords brodés d’or. Sa robe noire, dos nu jusqu’au bas des reins, épousait des hanches qu’elle savait provocantes. Elle s’approcha sans hâte, un verre de champagne à la main, et ses yeux sombres fixèrent le décolleté d’Élise avec une franchise qui fit battre le sang dans les tempes de l’architecte.
— Vous dansez ? demanda Camille, la voix déjà un peu rauque.
Élise sourit, un sourire lent, consentant, qui n’avait rien de mondain.
— Avec vous, oui.
L’orchestre entama une valse. Camille posa sa main gantée dans le dos d’Élise, plus bas que la bienséance ne l’autorisait, juste au-dessus de la naissance des fesses. Élise sentit la chaleur de cette paume à travers le satin et un frisson lui monta le long de la colonne. Elles tournèrent. Les seins d’Élise brossèrent ceux de Camille à chaque tour ; les cuisses se frôlèrent, se séparèrent, se cherchèrent encore. Camille ne détachait pas son regard des lèvres peintes d’Élise. Élise, elle, regardait la gorge nue de l’avocate, la fosse délicate où une goutte de parfum brillait.
— Vous sentez la vanille et quelque chose de plus sale, murmura Camille contre l’oreille masquée. Comme si vous aviez déjà pensé à ce que je pourrais vous faire.
Élise manqua un pas, volontairement, pour coller davantage son ventre contre celui de Camille.
— Et vous, avocate, vous sentez la faim. Je l’ai vue dès que vous m’avez regardée.
Leurs masques se touchèrent un instant. Un rire court, partagé. La valse s’acheva dans un souffle de cordes. Camille ne relâcha pas Élise. Sa main glissa un peu plus bas, effleura la fente de la robe, effleura la chair chaude de la cuisse.
— Venez, dit-elle simplement.
Elles traversèrent le salon doré, passèrent devant des couples qui chuchotaient, longèrent un corridor tapissé de velours vert. Camille connaissait les lieux : un cabinet d’affaires tenait ici des salons privés pour ses clients les plus discrets. Elle poussa une porte laquée, tira Élise à l’intérieur. Le salon était petit, feutré, éclairé seulement par deux lampes basses et un feu de cheminée. Un canapé de cuir bordeaux, une table basse, des rideaux épais. Camille ferma la porte, tourna la clé, et le clic du verrou résonna comme une promesse.
Élise retira d’abord ses gants. Ses doigts tremblaient un peu — non de peur, d’impatience. Camille s’approcha, lui prit les poignets, les porta à sa bouche et embrassa l’intérieur des paumes.
— Depuis que je vous ai vue descendre l’escalier, j’ai imaginé ma langue entre vos cuisses, dit Camille sans détour. Votre robe est indécente. Votre peau est encore plus indécente. Je veux la goûter.
Élise sentit le désir lui monter d’un coup, lourd, humide, entre les jambes. Elle défit le ruban de son masque, le laissa tomber. Son visage apparut : traits nets, bouche charnue, yeux gris-vert déjà dilatés.
— Alors goûtez, répondit-elle. Mais enlevez le vôtre. Je veux voir qui me baise avec la voix.
Camille retira le masque bordeaux. Son visage était sculpté, les lèvres pleines, un grain de beauté au coin de la bouche. Elle plaqua Élise contre le panneau de la porte, genou glissé entre les cuisses de l’architecte, et l’embrassa. Ce ne fut pas un baiser poli. Ce fut une invasion lente : langue chaude, dents qui mordillaient la lèvre inférieure, souffle partagé. Élise gémit dans la bouche de Camille, ses mains cherchèrent la fermeture de la robe noire, la trouvèrent, la firent glisser. Le tissu tomba jusqu’aux hanches. Les seins de Camille, lourds, pointes déjà dures, apparurent. Élise y posa les paumes, les pesa, pinça les mamelons entre pouce et index.
— Putain, tu es déjà trempée, souffla Camille en glissant une main sous la robe grenat d’Élise, le long de la fente, jusqu’au bas de soie. Elle sentit la chaleur, l’humidité qui avait déjà taché le tissu. Elle appuya deux doigts contre la fente, à travers le bas, et frotta lentement le clitoris gonflé.
Élise jeta la tête en arrière, le crâne heurtant doucement le bois.
— Oui… continue. Dis-moi ce que tu veux me faire.
Camille lui mordit le cou, juste sous l’oreille, assez fort pour laisser une marque qui ne se verrait qu’au matin.
— Je veux te mettre à genoux sur ce canapé. Je veux écarter tes fesses et te lécher jusqu’à ce que tu cries mon nom. Je veux enfoncer mes doigts en toi pendant que tu me suceras les seins. Et je veux que tu m’avoues, tout haut, que tu es venue ici pour ça.
Élise ouvrit les yeux, le regard brûlant.
— Je suis venue ici pour ça, Camille. Pour te baiser. Pour que tu me baises. Depuis la première seconde où tu m’as touchée dans le dos.
Leurs bouches se frôlèrent de nouveau, plus douces cette fois, presque tendres, avant de redevenir voraces. Camille tira la robe grenat vers le bas. Les seins d’Élise jaillirent, fermes, aréoles roses et resserrées. Camille s’agenouilla un instant, prit un mamelon en bouche, le suçota, le tira avec les lèvres, pendant que sa main restait entre les cuisses d’Élise, frottant, pressant, sentant le tissu du bas devenir translucide de désir.
Élise agrippa les cheveux de Camille, la ramena debout.
— À ton tour. Enlève tout.
Camille se débarrassa de la robe noire d’un geste. Elle ne portait rien en dessous, sauf un collant fin qu’elle fit glisser le long de ses jambes. Son sexe était déjà brillant, les lèvres gonflées, le petit buisson soigneusement taillé. Élise la poussa vers le canapé, s’agenouilla entre ses genoux, posa les mains sur l’intérieur des cuisses et les écarta. L’odeur chaude de Camille la frappa — musc, peau, envie pure. Elle colla sa bouche ouverte contre la vulve, lécha longuement du périnée jusqu’au clitoris, sentit Camille se cambrer et gémir.
— Merde… ta langue… plus fort.
Élise obéit. Elle têta le clitoris, le fit claquer doucement entre ses lèvres, enfonça ensuite deux doigts, lentement, jusqu’à la dernière phalange. Camille était serrée, brûlante, et se contractait déjà autour d’elle. Élise la regarda d’en bas, le visage luisant, pendant qu’elle la pénétrait.
— Tu es si mouillée pour moi, murmura-t-elle. Tu veux mes doigts ou ma bouche ? Ou les deux ?
— Les deux. Et ta chatte contre mon visage après. Je veux t’étouffer avec mon désir.
Camille tira Élise vers le haut, l’embrassa en goûtant son propre jus sur la langue de l’architecte. Leurs seins s’écrasèrent l’un contre l’autre. Les mains se cherchèrent encore : celle de Camille retrouva le bas d’Élise, le tira de côté, plongea deux doigts sans préambule dans la chatte déjà ouverte. Élise poussa un cri étouffé, se frotta contre la paume.
— Plus profond, ordonna-t-elle. Courbe-les. Là… oui, bordel, là.
Elles se masturbèrent mutuellement, debout d’abord, puis en tombant sur le canapé, enchevêtrées. Les masques gisaient au sol comme des peaux mortes. La porte était verrouillée. Dehors, l’orchestre reprenait une autre valse, lointaine, ridicule. Ici, il n’y avait que le bruit humide des doigts, les gémissements, les aveux crus.
— Je veux te faire jouir jusqu’à ce que tu ne puisses plus marcher, dit Camille contre la bouche d’Élise. Je veux que tu me demandies encore plus.
Élise, le souffle court, les hanches qui battaient le rythme des doigts de Camille, répondit d’une voix cassée :
— Alors ne t’arrête pas. Dis-moi encore ce que tu vas me faire. Dis-moi que tu me veux.
Camille enfonça un troisième doigt, étira Élise, frottta le point sensible à l’intérieur pendant que son pouce écrasait le clitoris.
— Je te veux ouverte. Je te veux à quatre pattes. Je veux lécher ton cul pendant que tu te doigtes pour moi. Et ensuite je veux m’asseoir sur ton visage jusqu’à ce que je gicle sur ta langue.
Élise jouissait presque, le ventre déjà douloureux de tension. Elle retint le cri, se mordit la lèvre, et saisit le poignet de Camille pour l’empêcher d’aller plus loin — pas pour l’arrêter, pour le ralentir, pour savourer.
— Pas encore, souffla-t-elle. Je veux que ça dure. Je veux te goûter encore. Je veux que tu m’entendes supplier.
Camille sourit, un sourire de prédateuse consentie, et retira lentement ses doigts. Elle les porta à la bouche d’Élise, qui les suçota avidement, les yeux dans les yeux.
— Alors supplie, architecte. Dis-moi exactement ce que ta chatte réclame.
Élise, à genoux maintenant entre les cuisses ouvertes de Camille, le visage collé contre le sexe humide, murmura contre la chair brûlante :
— Je veux ta chatte sur ma bouche. Je veux que tu me chevauches le visage. Je veux tes seins dans mes mains pendant que tu jouis sur ma langue. Et je veux que tu me doigtes si fort que je hurle dans ton sexe.
Camille frissonna de la tête aux pieds. Elle se redressa, fit glisser Élise sur le dos sur le canapé, s’agenouilla au-dessus de son visage, les genoux de part et d’autre de la tête, et descendit lentement. L’odeur, la chaleur, la texture soyeuse des lèvres s’écrasèrent sur la bouche d’Élise. Élise ouvrit grand, langue plate, et se mit à lécher avec une faim animale. Camille posa les mains sur le dossier, se balança, frottant son clitoris contre le nez et la langue d’Élise, gémissant sans retenue.
— Oui… comme ça… ta langue est parfaite… plus profond… mets-la dedans…
Élise pénétra de la langue, lappa, aspira. Ses propres hanches se soulevaient dans le vide, cherchant un contact. Camille se pencha en avant, allongea le bras, retrouva le bas d’Élise, le tira complètement de côté et plongea quatre doigts — lents, assurés — dans la chatte qui l’attendait. Élise cria dans le sexe de Camille, le son étouffé, vibrant. Camille rit d’un rire bas, salace.
— Tu es tellement ouverte pour moi. Tu vas jouir sur mes doigts pendant que tu me manges. Et après je te retournerai et je te lécherai jusqu’à ce que tu me supplieras de te baiser encore.
Le feu de la cheminée projetait des ombres dansantes sur leurs corps nus, luisants de sueur et de désir. Dehors, le bal continuait, indifférent. Dedans, le verrou tenait. Élise lécha, suçota, gémit ; Camille enfonça, tourna, écrasa le clitoris du pouce. Leurs aveux se confondaient en murmures obscènes, en ordres doux, en consentements répétés comme une litanie.
— Encore, dit Élise, la voix étouffée. Ne t’arrête pas. Je te veux toute.
— Tu m’as, répondit Camille, les hanches qui roulaient plus vite. Tu m’as entièrement. Et ce n’est que le début.
La tension montait, serrée comme un nœud, prête à craquer, mais pas encore. Camille ralentit exprès, retira presque ses doigts, les laissa seulement frôler l’entrée. Élise protesta d’un gémissement affamé, releva les hanches. Camille se souleva juste assez pour regarder le visage brillant d’Élise entre ses cuisses.
— Dis-le encore, exigea-t-elle. Dis-moi que tu es à moi ce soir.
Élise, les lèvres luisant, les yeux noirs de désir, articula clairement :
— Je suis à toi ce soir, Camille. Ma bouche, ma chatte, mon cul si tu le veux. Tout. Maintenant recommence. Baise-moi avec tes doigts et assieds-toi sur ma langue jusqu’à ce que je ne sache plus mon nom.
Camille redescendit, reprit le rythme, plus profond, plus cruel, plus délicieux. Le salon privé n’existait plus que pour elles deux : la clé dans la serrure, les masques au sol, les robes abandonnées, et ce désir lesbien qui brûlait sans promesse de fin. Elles n’avaient pas encore joui. Elles ne le feraient pas tout de suite. Il restait trop à explorer, trop de peaux à mordre, trop d’aveux à arracher l’une à l’autre pendant que Paris dansait, ignorant, derrière la porte verrouillée.
Camille ralentit encore, les hanches suspendues juste au-dessus de la bouche d’Élise, les doigts encore enfoncés jusqu’à la dernière phalange dans la chatte brûlante de l’architecte. Élise geignait, langue tendue, cherchant le contact, les hanches qui se soulevaient pour enfoncer davantage les doigts. Camille sourit, salace, et se retira complètement. Elle glissa hors du canapé, tira Élise debout d’un geste ferme, et la plaqua sans ménagement contre le panneau de boiserie du mur, juste à côté de la cheminée. Le bois était tiède sous le dos nu d’Élise. Camille l’embrassa fougueusement, langue envahissante, dents qui mordillaient la lèvre inférieure déjà gonflée. Sa main glissa sous la robe grenat encore accrochée aux hanches d’Élise, tira le bas de soie sur le côté et trouva immédiatement le sexe trempé, les lèvres gonflées, le clitoris dur comme un petit caillou. Elle caressesa longuement, deux doigts glissant le long de la fente, étalant le jus chaud, frottant le clitoris en cercles lents puis rapides.
— Putain, tu es inondée, murmura Camille contre sa bouche. Ta chatte baave pour moi. Tu veux ma bouche maintenant ?
— Oui… à genoux… dévore-moi, souffla Élise, les yeux mi-clos, les mains déjà enfouies dans les cheveux de Camille.
Camille s’agenouilla sur le tapis épais. Elle releva la robe grenat jusqu’à la taille, écarta les cuisses d’Élise et colla son visage contre le sexe luisant. Elle inhalait l’odeur musquée, puis lança sa langue plate du bas jusqu’en haut, lappa longuement les lèvres, suça le clitoris gonflé entre ses lèvres charnues. Élise jeta la tête en arrière, un gémissement rauque lui échappa. Elle tira les cheveux de Camille, l’enfonçant plus fort contre sa chatte. Camille suçota avec avidité, la langue vibrante, les lèvres qui tiraient le bouton sensible, le faisant claquer doucement. Deux doigts s’enfoncèrent ensuite profondément, courbés vers l’avant, frottant ce point rugueux à l’intérieur pendant que la bouche restait rivée au clitoris. Élise battait des hanches, le dos collé au mur, les seins qui tremblaient à chaque mouvement.
— Camille… merde… plus fort… je vais…
Camille ne ralentit pas. Elle suça plus fort, pénétra plus profond, le pouce qui massait le périnée. Élise se contracta violemment, un cri étouffé, les cuisses qui tremblaient autour de la tête de Camille. Elle jouit une première fois en jets chauds sur la langue de l’avocate, le jus qui coulait le long du menton de Camille. Camille continua à lécher, à boire, jusqu’à ce que les spasmes faiblissent. Elle se releva, le visage brillant, et embrassa Élise pour lui faire goûter son propre orgasme.
Elles se dirigèrent vers le canapé de cuir bordeaux. Élise y poussa Camille, la fit s’allonger, les cuisses écartées. Elle s’agenouilla entre elles, posa les mains sur l’intérieur des cuisses fermes et les écarta davantage. La chatte de Camille était ouverte, luisante, les lèvres roses et gonflées, le clitoris proéminent. Élise colla sa bouche ouverte, lécha longuement du trou jusqu’au clitoris, enfonça sa langue à l’intérieur, la fit remuer. Elle suça le bouton, le tira, pendant que deux doigts glissaient profondément, puis un troisième, étirant la chair chaude et serrée. Camille agrippa le dossier, les hanches qui se soulevaient pour s’empaler sur les doigts et la langue.
— Oui… lèche-moi comme ça… doigte-moi plus fort… je veux jouir sur ta langue…
Élise obéit avec faim. Elle lappa, aspira, pénétra en rythme, les doigts courbés qui grattaient le point sensible. Camille gémissait sans retenue, une main dans les cheveux d’Élise, l’autre pinçant ses propres seins. L’échange de domination mutuelle était fluide, passionné : chacune prenait, chacune donnait, chacune consentait à chaque geste, chaque ordre doux. Élise sentit les parois de Camille se resserrer. Elle accéléré, langue et doigts en synchronie. Camille jouit d’un long cri, le corps arqué, le jus qui inondait la bouche d’Élise. Élise continua à la lécher doucement, savourant chaque spasme.
Elles ne s’arrêtèrent pas. Camille tira Élise sur elle, les corps collés, seins contre seins, sexes frottés l’un contre l’autre. Elles se masturbèrent mutuellement à nouveau, doigts croisés, bouches qui s’embrassaient, se mordaient. Élise chevaucha la cuisse de Camille, glissa ses doigts dans la chatte encore palpitante pendant que Camille enfonçait les siens dans celle d’Élise. Elles jouirent encore, presque en même temps, les cris se mêlant, les corps trempés de sueur. Puis Camille s’allongea sur le dos, Élise s’agenouilla au-dessus de son visage et se frotta lentement, le clitoris contre la langue tendue, jusqu’à un troisième orgasme qui la fit trembler de la tête aux pieds. Camille la suivit, doigtée profondément pendant qu’elle léchait.
Après plusieurs orgasmes partagés, le souffle encore court, elles restèrent enlacées un long moment sur le canapé. Les masques gisaient toujours au sol. Elles les ramassèrent, les posèrent un instant sur le bas de leurs visages encore humides de baisers, puis les retirèrent complètement, les laissant de côté. Visages nus, elles s’embrassèrent tendrement, lèvres douces, langues lentes. Camille murmura contre la bouche d’Élise :
— J’ai jamais voulu quelqu’un aussi fort, aussi vite. Ta chatte… ta voix quand tu jouis… je veux te revoir. Pas seulement ce soir.
Élise caressa la joue de Camille, le pouce sur le grain de beauté.
— Moi aussi. Depuis l’escalier, je savais. Tu m’as ouverte comme personne. Je veux ton goût encore. Tes doigts. Ta langue. Demain. La semaine prochaine. Je te donnerai mon numéro. Viens chez moi. Je te baiserai sur mon bureau d’architecte, sur les plans.
Elles rirent doucement, complices. Puis elles se relevèrent. Élise aida Camille à enfiler la robe noire, lissant le tissu sur les hanches, ajustant le dos nu. Camille aida Élise avec la robe grenat, tira le bas de soie remis en place, lissa le satin sur les seins encore sensibles. Elles se regardèrent dans le petit miroir du salon, sourires complices, joues encore rosies, lèvres gonflées. Elles remirent leurs masques — le noir pour Élise, le bordeaux pour Camille — et se prirent la main.
Camille tourna la clé, ouvrit la porte. Le corridor était vide. Elles retraversèrent le salon doré main dans la main, le secret brûlant de leur rencontre collé à leur peau comme une seconde robe. L’orchestre jouait encore. Elles dansèrent une dernière valse, seins qui se frôlaient, regards qui se croisaient sous les masques, le désir encore vivant entre leurs cuisses.
Élise serra les doigts de Camille plus fort. Dans sa tête, déjà, elle schemingait : demain soir, après son rendez-vous client, elle enverrait l’adresse de son appartement de la rive gauche. Elle préparerait du champagne, laisserait la porte entrouverte. Elle imagina Camille arrivant en tailleur d’avocate, s’agenouillant immédiatement, la dévorant sur le canapé face à la fenêtre. Elle imagina les nuits suivantes, les week-ends, les voyages. Elle sourit sous le masque, le cœur battant, le sexe encore humide, déjà affamée de la prochaine fois.
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