Reunion ardente au large
Sullivan, 42 ans capitaine de pêche, retrouve son ancien amant Damon, 38 ans, et le baise sauvagement dans la cabine du chalutier.
Le chalutier La Belle Hélène tangait sous le ciel bas de la côte bretonne, la mer grise et nerveuse claquant contre la coque comme une main impatiente. Sullivan, quarante-deux ans, capitaine de pêche aux épaules larges et aux mains gercées par le sel, se tenait près du rail, cigarette coincée entre les lèvres. Le vent lui fouettait le visage, rabattait les mèches grisonnantes sur son front. Autour de lui, l’ancien équipage riait fort, se tapait dans le dos, évoquait les campagnes passées. Lui n’écoutait qu’à moitié. Ses yeux ne quittaient pas l’homme qui venait de monter à bord.
Damon, trente-huit ans, marin bronzé jusqu’au creux du cou, veste de travail ouverte sur un tee-shirt trop moulant. Il avait le même sourire de loup qu’autrefois, le même regard noir qui savait déjà trop de choses. Dix ans s’étaient écoulés depuis leur dernière nuit dans une chambre d’auberge à Concarneau, dix ans de silences et de campagnes séparées. Pourtant, dès que Damon avait posé le pied sur le pont, quelque chose s’était remis à battre bas ventre chez Sullivan, lourd et chaud.
— T’as pas changé, capitaine, lança Damon en s’approchant, voix grave, un peu rauque à force de crier dans le vent. Toujours cette gueule de pirate qui a trop baisé.
Sullivan souffla la fumée, un rictus aux lèvres.
— Et toi, toujours aussi con. T’es venu pour la reunion ou pour me niquer encore une fois avec les yeux ?
Damon ricana, s’appuya au rail juste à côté de lui. Leurs épaules se frôlèrent. L’odeur de Damon montait, mélange de diesel, de sueur salée et de tabac fort. Sullivan sentit son propre sexe bouger dans le jean, un frisson électrique lui parcourir l’échine. Les souvenirs revenaient par vagues : Damon à genoux sur le plancher d’une cabine, gorge ouverte, bave aux coins des lèvres ; Damon le prenant par derrière contre une cloison qui grinçait, le traitant de putain de capitaine pendant qu’il le bourrait jusqu’aux couilles.
— J’me souviens de ta queue, murmura Damon sans regarder les autres. Épaisse, veineuse, qui me fillait la bouche jusqu’à m’étouffer. Et de mon cul qui t’avalait comme un gosse affamé. T’as encore cette même putain de façon de me regarder. Comme si tu allais me défoncer ici, devant tout le monde.
Sullivan sentit la chaleur lui monter aux joues, mais ce n’était pas de la gêne. C’était la faim. Il jeta le mégot par-dessus bord, s’approcha d’un demi-pas, assez pour que sa cuisse effleure celle de Damon.
— Ferme ta gueule ou j’te la bouche avec mon poing. Ou avec autre chose. Tu choisis.
Damon eut un sourire carnassier. Autour d’eux, les voix des autres marins s’éloignaient un peu, absorbés par une caisse de bières qu’on venait d’ouvrir. La mer se faisait plus houleuse ; le bateau tanguait fort, forçant les corps à se rapprocher pour garder l’équilibre. Damon en profita. En passant derrière Sullivan pour rejoindre l’échelle menant à la passerelle, il colla volontairement son torse au dos du capitaine, laissa sa main glisser une seconde sur la hanche massive, doigts appuyés juste au-dessus de la ceinture.
— J’ai envie de te prendre, souffla-t-il contre l’oreille de Sullivan, assez bas pour que personne d’autre n’entende. Comme avant. Te plier en deux dans ta cabine, te lécher le trou jusqu’à ce que tu supplie, puis t’enfiler d’un coup. T’es toujours aussi serré, capitaine ? Ou t’as laissé d’autres mecs te baiser depuis ?
Sullivan tourna la tête, les yeux noirs d’envie. Le tangage les poussa l’un contre l’autre ; le sexe de Damon, déjà dur, s’écrasa un instant contre la cuisse de Sullivan. Le capitaine sentit le contour exact à travers le pantalon de travail épais — long, épais, exactement comme il s’en souvenait. Sa propre bite durcit d’un coup, pressée douloureusement contre la braguette.
— Sale enfoiré, grogna-t-il. Tu joues avec le feu.
Damon ne bougea pas tout de suite. Il resta collé, le souffle chaud dans le cou de Sullivan.
— Joue avec. Touche-moi. Là. Maintenant. Personne regarde.
Sullivan jeta un coup d’œil rapide. Les autres riaient plus loin, occupés. D’un mouvement discret, il ramena la main en arrière, trouva le renflement sous le pantalon de Damon, l’enserra à pleine paume. La queue de Damon palpita sous ses doigts, chaude même à travers le tissu. Damon laissa échapper un grognement étouffé, les hanches poussant instinctivement dans la main du capitaine.
— Putain… oui. Comme ça. Serre plus fort. J’ai baisé des mecs depuis toi, Sullivan, mais aucun n’avait ta poigne de forcené. Personne te remplaçait.
Sullivan massait lentement, le pouce appuyant le long de la verge à travers le drap épais, sentant la chaleur monter, le tissu s’humidifier déjà un peu. Son propre souffle s’accélérait. Il se souvenait du goût de cette bite, du poids de ces couilles dans sa bouche, de la façon dont Damon hurlait quand il le prenait en gorge profonde. La mer cognait plus fort ; une vague fit tanguer le bateau, et Sullivan en profita pour presser plus fort, rouler la paume contre le gland gonflé.
— T’es déjà trempé, souffla-t-il. Comme une chienne en chaleur. Tu veux vraiment que je te baise ici ? Ou tu préfères que je t’emmène en bas et que je te fasse gueuler contre le matelas ?
Damon tourna la tête, le visage à deux centimètres du sien. Leurs bouches se frôlèrent sans vraiment s’embrasser, juste le frottement de lèvres sèches et brûlantes.
— Emmène-moi. Avant que j’me branle sur le pont. J’veux ta queue dans mon cul, Sullivan. J’veux que tu me défonces comme tu savais le faire. Dur. Sale. Jusqu’à ce que je jouisse en te suppliant.
Sullivan retira sa main, mais pas avant d’avoir donné une dernière pression ferme qui arracha un juron à Damon. Son cœur cognait. Le désir était redevenu une bête, la même qu’il y a dix ans, affamée et sans pitié. Il jeta un dernier regard aux autres, lança d’une voix rauque qu’il allait vérifier quelque chose en cale, et fit signe à Damon d’un mouvement de menton.
Ils descendirent l’échelle métallique en silence, le bateau qui se balançait les forçant à se coller l’un à l’autre dans le couloir étroit. L’odeur d’huile et de poisson séché emplissait l’air. La cabine du capitaine était au fond, petite, avec un couchette étroite, une table fixée au mur, un hublot qui montrait le ciel plombé et les embruns. Sullivan poussa Damon à l’intérieur, ferma le verrou d’un geste sec. À peine la porte claquée, Damon se retourna et plaqua Sullivan contre la cloison, bouche contre la sienne, langue rude et avide. Le baiser était violent, dents qui claquaient, haleine de tabac et de bière. Les mains de Damon déchirèrent presque la chemise de Sullivan, doigts cherchant la peau chaude du torse, les poils grisonnants, les tétons durs.
— Putain, t’es encore plus large, grommela Damon entre deux baisers. Je vais te bouffer. Je vais te sucer jusqu’à ce que tu me remplisses la gorge, puis tu vas me retourner et me prendre.
Sullivan le poussa en arrière vers la couchette, le souffle court, la bite tellement dure qu’elle lui faisait mal. Il ouvrit le pantalon de Damon d’une main, libéra enfin la queue longue et rouge sombre, déjà luisante au bout. Ses doigts s’enroulèrent autour, tirèrent une fois, deux fois, lentement, savoureux. Damon gémit, la tête rejetée en arrière.
— Oui… touche-moi. Branle-moi comme avant. Regarde comme je suis dur pour toi. Depuis que j’ai vu ton nom sur la liste de la reunion, j’ai baisé ma main en pensant à ton cul.
Sullivan s’agenouilla sans un mot, le plancher froid sous ses genoux. Il avala la queue de Damon d’un coup, jusqu’à la racine, le nez dans les poils drus, la gorge ouverte. Damon jura, les hanches en avant, une main dans les cheveux de Sullivan. Le capitaine suçait avec une voracité de dix ans d’attente, langue plate sous la verge, lèvres serrées, salive qui coulait déjà le long des couilles. Il se souvenait du goût exact, du poids, de la façon dont Damon pulse juste avant de jouir. Sa propre main descendit, ouvrit son jean, sortit sa bite épaisse et la branla en même temps qu’il suçait.
Damon le tirait par les cheveux, le forçant plus profond, baisant sa bouche avec des coups de reins courts.
— Putain de gueule… t’avales toujours aussi bien. Regarde-toi, à genoux sur ton propre bateau, en train de te faire bourrer la gorge par ton ancien amant. J’vais te baiser la face jusqu’à ce que tu baves partout.
Sullivan se retira juste assez pour respirer, un fil de salive reliant ses lèvres au gland luisant. Ses yeux croisaient ceux de Damon, noirs de désir.
— Ferme-la et baise-moi la bouche pour de vrai, ou je te retourne et c’est moi qui te nique jusqu’à ce que tu cries.
Damon tira Sullivan sur ses pieds, l’embrassa encore, goût de son propre sexe sur la langue de l’autre. Leurs bites se frottèrent, nues, chaudes, glissantes de pré-sperme. Les mains de Sullivan glissèrent dans le dos de Damon, descendirent, écartèrent les fesses sous le pantalon encore à moitié baissé, un doigt appuyant déjà contre l’entrée serrée.
— Toujours aussi avide, ce trou, murmura Sullivan contre la bouche de Damon. Je vais le lécher, l’ouvrir, puis te remplir jusqu’à ce que tu ne puisses plus marcher droit sur le pont.
Damon gémit, poussa le doigt plus fort contre lui, le désir nu dans la voix.
— Alors fais-le. Arrête de parler. Baise-moi, Sullivan. Baise-moi comme tu l’as toujours fait. Sale et profond. Ici. Maintenant. Avant que je devienne fou.
Le bateau tanguait plus fort encore ; une vague les fit basculer ensemble sur la couchette étroite. Sullivan montra Damon sur le ventre, pantalon tiré jusqu’aux genoux, fesses nues et dures exposées. Il s’agenouilla derrière, écarta les joues de ses deux mains, et plongea la langue sans préambule, léchernant le trou contracté, le bordelant de salive, le limant jusqu’à ce que Damon hurle dans le matelas, les poings crispés dans les draps. Sullivan mangeait comme un homme affamé, langue raide qui pénétrait, lèvres qui suçait le pourtour, barbe qui râpait la peau sensible. Damon poussait en arrière, mendiait plus, plus fort, plus profond.
— Oui… putain… ouvre-moi… j’veux ta queue… j’veux la sentir m’écarter…
Sullivan se releva, cracha dans sa main, s’étala le long de sa propre bite épaisse, veineuse, déjà brillante. Il plaça le gland contre l’entrée luisante de Damon, appuya juste assez pour que le muscle cède un peu, sans encore enfoncer. Damon tremblait sous lui, le souffle coupé, le corps tendu comme une corde.
— Fais-le, capitaine. Enfile-moi. Détruis-moi.
Sullivan sourit, un sourire carnassier et possessif, les mains ancrées sur les hanches de Damon. La mer cognait dehors, le bateau gémissait, et entre eux la tension était devenue une lame prête à trancher. Il poussa un premier centimètre, sentit la résistance chaude et familière s’ouvrir autour de lui, et s’arrêta là, juste au bord, le souffle brûlant dans le dos de Damon, le désir à son point le plus aigu, sans aller plus loin encore — le moment suspendu, électrique, prêt à tout céder.
Il enfonça d’un seul coup sec, jusqu’à la racine, et Damon hurla dans le matelas, le corps soudain fendu en deux par cette queue épaisse qu’il n’avait pas sentie depuis dix ans. Sullivan resta un instant enfoncé à fond, les couilles collées contre les fesses contractées, savourant la chaleur étroite qui le serrait comme un poing. Puis il tira presque tout dehors et recommença, coups de reins sauvages, le bruit mouillé de la chair qui s’ouvre emplissant la cabine étroite.
— Putain de trou… t’es toujours aussi serré, grogna Sullivan en le pilonnant. Tu te contractes comme une putain qui a trop envie. Ouvre-toi, Damon. Prends-la toute.
Damon poussait en arrière, mendiant chaque centimètre, les poings crispés dans les draps rudes. Sullivan lui asséna une claque sonore sur une fesse, puis l’autre, la peau qui rougissait déjà sous les empreintes. Il agrippa les hanches dures, s’ancra et donna plus fort, le bateau qui tanguait amplifiant chaque choc. La queue sortait luisante de salive et de pré-sperme, rentrée d’un coup sec jusqu’au fond, le gland cognant la prostate à chaque fois. Damon geignait des insultes salaces entre les dents, la voix brisée :
— Plus fort, enculé de capitaine… défonce-moi… j’veux sentir ta grosse bite m’ouvrir jusqu’aux tripes… claque-moi le cul… oui… comme ça, salaud…
Sullivan se pencha, une main plongeant dans les cheveux drus de Damon, tirant la tête en arrière pour que le dos se cambrât davantage. Il baisait sans pitié, le rythme animal, les peaux qui claquaient, la sueur qui perlait déjà le long de son dos large. L’odeur de sexe et de sel emplissait l’air confiné. Il sentait le muscle céder, s’assouplir autour de lui, se faire goulu.
— Tu gueules comme une chienne, souffla-t-il contre l’oreille de Damon. Et t’avales ma queue comme si t’avais attendu ça dix putains d’années. Dis-moi que t’es mon trou. Dis-le.
— J’suis ton trou… ton putain de cul de marin… baise-moi plus fort… j’veux jouir sur ta queue…
Sullivan le tira brusquement en arrière, le retourna d’un geste brutal sur le dos. Damon se retrouva allongé sur la couchette étroite, jambes écartées, la bite rouge et battante collée contre son ventre. Sullivan s’intercala entre ses cuisses, replaça le gland contre l’entrée béante et s’enfonça d’un trait, jusqu’aux couilles. Leurs regards se croisèrent. Les yeux noirs de Damon étaient injectés de désir, la bouche ouverte, la poitrine qui montait et descendait vite. Sullivan posa ses avant-bras de part et d’autre de la tête de l’autre, colla son torse poilu contre celui de Damon, et recommença à baiser, plus profond encore, plus lent au début, pour le sentir se contracter à chaque aller-retour.
— Regarde-moi pendant que je te remplis, ordonna-t-il, la voix rauque. Je veux voir ta gueule quand tu prends ma queue. T’es beau comme ça, Damon. Beau et ouvert et à moi.
Damon passa les bras autour du cou de Sullivan, griffa le dos large, accrocha les hanches avec ses genoux. Leurs corps en sueur glissaient l’un contre l’autre, les abdos qui se frottaient, la bite de Damon coincée entre eux, frottée à chaque coup de reins. Sullivan accéléra, le rythme redevenu animal, le bruit de peaux mouillées qui claquent, le grincement de la couchette sous eux, le tangage de la mer qui les berçait. Il plongeait jusqu’au fond, tournait un peu les hanches pour frotter la prostate, sentait Damon se tendre, se crisper, supplier.
— J’y suis… putain Sullivan… j’vais jouir… baise-moi… remplis-moi… j’veux ton sperme dans mon cul…
Sullivan sentit sa propre jouissance monter, lourde, inévitable, la base de la verge qui palpitait. Il enfonça encore plus fort, plus vite, les yeux rivés dans ceux de Damon, le souffle brûlant partagé. Damon cria, le corps arqué, et éjacula en longs jets chauds sur son propre ventre, le sperme collant collant aux poils, éclaboussant jusqu’au torse de Sullivan. La contraction brutale du cul autour de la queue du capitaine le fit basculer à son tour. Sullivan enfonça jusqu’à la garde, grogna comme une bête, et déchargea abondamment, par vagues épaisses, remplissant le trou chaud de Damon, le sperme qui débordait déjà un peu autour de la verge encore pulsante. Il continua à donner de petits coups courts pendant qu’il vidait ses couilles, le visage enfoui dans le cou de l’autre, le goût de sel et de sueur sur la langue.
Ils restèrent enlacés, collés, le souffle court, la queue de Sullivan encore à moitié enfoncée, ramollissant doucement dans la chaleur inondée. Damon passa une main dans les cheveux grisonnants de Sullivan, tira un peu, l’attira pour un baiser rude, profond, langues lasses qui se cherchaient, dents qui griffaient encore un peu. Le baiser sentait le tabac, le sexe, la mer.
— Putain… murmura Damon contre sa bouche. J’avais oublié à quel point tu me détruis. On recommence. Pas ce soir. Mais bientôt. Sur un autre bateau. Ou sur celui-là. Dès qu’on peut. Je veux ta queue encore. Je veux que tu me prennes contre le rail un jour, la nuit, quand l’équipage dort.
Sullivan sourit, le front contre le sien, encore à l’intérieur de lui.
— Promis. La prochaine campagne. Ou la suivante. On se retrouve au large. Je te baise jusqu’à ce que tu ne puisses plus marcher droit. T’es à moi quand on est en mer, Damon. Compris ?
— Compris, capitaine. À moi aussi, ta grosse bite. Et ton cul, un de ces jours. J’te le prendrai aussi.
Ils restèrent encore une minute, le sperme qui coulait lentement entre les fesses de Damon sur le drap, les cœurs qui ralentissaient. Puis Sullivan se retira avec un bruit mouillé, s’assit au bord de la couchette, essuya grossièrement le ventre de Damon avec un vieux torchon. Ils s’habillèrent en silence, jeans remontés, ceintures bouclées, chemises boutonnées à la hâte. Sullivan vérifia le verrou, ouvrit la porte. L’odeur d’huile et de poisson les accueillit dans le couloir. Ils remontèrent l’échelle métallique l’un derrière l’autre, le bateau qui tanguait encore.
Sur le pont, le ciel bas n’avait pas changé. Les autres marins riaient toujours autour de la caisse de bières, un peu plus saouls. Sullivan alluma une cigarette, tendit le paquet à Damon. Leurs doigts se frôlèrent une seconde de trop. Ils échangèrent un sourire complice, discret, celui d’hommes qui viennent de se vider l’un dans l’autre et qui savent se taire. Rien sur le visage. Rien dans la démarche, même si Damon marchait un peu raide, le cul encore plein et sensible.
Sullivan s’adossa au rail, regarda l’horizon gris, déjà en train de calculer la prochaine rotation de marée, la prochaine excuse pour descendre encore en cabine. Il croyait aux promesses murmurées, aux campagnes futures, aux nuits où ils se retrouveraient.
Damon, lui, tira sur sa cigarette et posa la main un instant dans la poche intérieure de sa veste. Ses doigts touchèrent le bord plié du billet de ferry et du contrat déjà signé : embarquement dans trois jours à Brest pour un armement australien, dix-huit mois de mer dans le Pacifique Sud, sans escales françaises. Il n’en avait rien dit. Il regarda Sullivan de profil, le sourire encore aux lèvres, et garda le secret bien au chaud contre sa poitrine, pendant que la mer grise claquait contre la coque.
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