Étreinte Orageuse avec le Voisin
Pendant l'orage, le voisin trempé vient chercher des bougies et se fait prendre sans détour.
La pluie cognait les vitres du cinquième comme si elle voulait les faire céder. Dans l’immeuble du onzième arrondissement, l’orage avait déjà avalé deux rues, et quand le courant sauta, le silence électrique des frigos morts se mêla au grondement. Grant posa sa bière tiède — à peine entamée, il n’avait pas bu assez pour que ça compte — et resta planté au milieu du salon, torse nu sous un débardeur gris collé à la peau. Trente-deux ans, charpentier, des épaules taillées à la hache et des avant-bras veinés de tatouages noirs qui descendaient jusqu’aux poignets. Il sentait encore la sciure sous les ongles, et la pluie qu’il avait prise en rentrant du chantier lui avait trempé le coton jusqu’au nombril.
En face, de l’autre côté du palier, Henrik. Vingt-huit ans, barman dans un bistrot de la rue des Martyrs, corps athlétique qu’il entretenait sans en faire un métier, bouche toujours un peu trop vive. Depuis des mois, ils se croisaient. L’ascenseur trop étroit. Les regards qui restaient une seconde de trop. Le frôlement d’un bras quand l’un laissait passer l’autre, et cette chaleur qui ne devait rien au hasard. Grant avait bandé plus d’une fois en refermant sa porte, la main déjà dans le pantalon, l’image du cul de Henrik moulé dans un jean clair plantée derrière les paupières. Henrik, de son côté, ne s’en cachait plus vraiment : il ralentissait dans le couloir, il souriait comme s’il savait exactement ce qu’il provoquait.
Trois coups secs. Grant ouvrit. Henrik se tenait là, cheveux plaqués, t-shirt blanc devenu transparent, bouteille d’eau à la main et un sourire qui n’avait rien d’innocent.
— T’as des bougies ? Chez moi, c’est le noir total, et j’en peux plus de me cogner aux meubles.
Sa voix était basse, un peu rauque. L’eau lui coulait dans le cou. Grant sentit son ventre se contracter. Il s’écarta.
— Entre. J’en ai une boîte dans le buffet.
Henrik passa, et leurs épaules se touchèrent. Ni l’un ni l’autre ne recula. L’appartement sentait le bois ciré et la pluie. Dehors, un éclair blanchit les toits de zinc, et dans cette seconde de lumière crue, Grant vit les tétons de Henrik pointer sous le tissu mouillé, la ligne dure de son ventre, la bosse déjà présente dans son jean. Henrik le regardait aussi. Pas de détour. Pas de jeu d’ivresse. Juste deux hommes adultes, trempés, parfaitement lucides, et ce désir qui crépitait entre eux depuis trop longtemps pour qu’on fasse encore semblant.
Grant trouva les bougies, les alluma une à une sur la table du salon. La flamme jaune découpa son torse : pectoraux lourds, tatouage d’ancre et de cordage sur le flanc gauche, débardeur si mouillé qu’il ne cachait plus rien. Henrik s’appuya au dossier d’une chaise, les yeux fixés là, sans honte.
— Putain, souffla-t-il. T’es encore plus massif que je croyais. Ce débardeur, là… on dirait qu’il va craquer.
Grant releva la tête. Un sourire carnassier lui fendit la bouche, dents blanches dans la barbe courte. Il fit le tour de la table sans se presser. Sa grande main se posa sur la nuque de Henrik, chaude, possessive, les doigts calleux contre la peau mouillée. Henrik ne bougea pas. Il pencha même un peu la tête, offrant la gorge, et son souffle se coinça.
— Tu mates comme ça depuis des semaines, dit Grant, voix descendue dans les graves. Dans l’ascenseur. Dans l’escalier. Tu crois que je n’ai pas vu ?
— J’espérais que tu voies.
Les bougies grésillaient. La pluie battait. Henrik leva les yeux, verts, francs, et la phrase sortit sans trembler, claire, voulue.
— Je crève d’envie que tu me prennes. Depuis des semaines. Je me branle en pensant à ta bite, à tes mains, à la façon dont tu me regardes quand les portes se ferment. Ce soir, si tu veux, je suis à toi. Entièrement. Je te le dis pour que ce soit net : je veux que tu me baises.
Quelque chose céda dans la poitrine de Grant, une retenue qu’il tenait depuis le premier frôlement. Son pouce pressa la nuque. Son autre main attrapa la hanche de Henrik et l’attira d’un coup. Leurs bassins se heurtèrent. Deux érections, dures, sans équivoque, séparées par du jean trempé et du coton.
— Alors tu vas l’avoir, grogna-t-il. Et tu me diras si c’est trop. Sinon, je ne m’arrête pas.
— Ce ne sera pas trop.
Grant le plaqua contre le mur du salon. Le choc fut sec, le plâtre frais dans le dos de Henrik, et la bouche de Grant s’abattit sur la sienne. Pas un baiser de cinéma. Une prise. Langue profonde, dents sur la lèvre inférieure, souffle chaud et un peu de bière. Henrik gémit dans sa bouche et lui rendit tout, les mains agrippées aux épaules massives, les ongles plantés. Grant lui arracha le t-shirt d’un geste, le tissu claqua, et la peau nue de Henrik — lisse, tendue, parsemée de gouttes — se colla à son torse. Le débardeur de Grant suivit, jeté quelque part dans l’ombre. Poitrines contre poitrines. Le tatouage de Grant frotta le sternum de Henrik. Leurs bites, encore prisonnières, pulsaient au même rythme.
— Enlève ça, ordonna Grant contre sa bouche.
Henrik déboutonna son jean avec des doigts pressés. Grant l’aida, tira le tissu mouillé le long des cuisses, emporta le boxer avec. La queue de Henrik jaillit, longue, droite, le gland déjà luisant. Grant la prit en main, une fois, serrée, juste pour le faire jurer, puis il se débarrassa de son propre pantalon de travail. Sa bite sortit, épaisse, lourde, veinée, plus grosse que Henrik ne l’avait imaginée dans ses nuits solitaires. Henrik la fixa, la bouche entrouverte, et un frisson lui parcourut les reins.
— À genoux.
Il obéit sans une seconde d’hésitation, les genoux sur le parquet, les mains sur les cuisses de Grant. La bite se dressait devant son visage, chaude, odorante de peau et de pluie. Henrik la lécha d’abord, du bas des couilles jusqu’au frein, langue plate, gourmande, puis il l’engloutit. La grosseur lui écarta les lèvres, lui emplit la bouche. Il gémit autour, un son mouillé, obscène, et commença à sucer pour de vrai — va-et-vient profonds, salive qui coulait sur le menton, une main qui branlait ce qui ne rentrait pas, l’autre qui malaxait les bourses pleines. Grant posa la paume sur son crâne, pas pour forcer, pour guider, et ses hanches avancèrent juste assez pour que Henrik s’étouffe un peu et revienne, les yeux brillants, avides.
— Putain, t’as une bouche de salope, murmura Grant. Tu la veux au fond, hein ?
Henrik se retira juste assez pour parler, la voix cassée, le fil de salive entre ses lèvres et le gland.
— Oui. Enfonce-la. Je veux ta bite dans la gorge. Et après je veux que tu me défonces le cul. Dis-moi des trucs sales. J’aime ça. Je te le demande.
Grant grogna, lui renfonça la queue entre les lèvres, trois coups lents et profonds qui firent couler les larmes au coin des yeux de Henrik sans qu’il recule. Puis il le releva d’une poigne sous les aisselles, le retourna, et le poussa vers la table. Les bougies vacillèrent. Henrik se pencha, torse contre le bois, cul offert, les pieds écartés sur le parquet. Grant cracha dans sa main, étala la salive entre les fesses, trouva l’anus serré et le massa du pouce jusqu’à ce que Henrik se cambre et pousse en arrière.
— Tu es sûr ?
— Oui. Mets-la. Je veux te sentir.
Grant aligna son gland, poussa. L’anneau résista, puis céda d’un coup. Henrik cria, un cri franc de plaisir mêlé à la brûlure, et ses doigts griffèrent le bois. Grant s’enfonça centimètre par centimètre, épais, implacable, jusqu’à ce que ses hanches claquent contre les fesses. Il resta là, enfoui jusqu’à la garde, le souffle court, une main plaquée entre les omoplates de Henrik.
— Serré. Putain, t’es serré. Tu la sens ?
— Je la sens partout. Bouge. Baise-moi.
Grant se retira presque entièrement et revint d’un coup de reins. Le bruit fut humide, brutal. Il trouva le rythme — long, profond, de plus en plus sec — et la table grinça sous eux. Henrik gémissait sans retenue, le front contre le bois, la bouche ouverte, chaque coup lui arrachant un « oui » ou un juron. Grant lui parlait à l’oreille, penché sur son dos, la voix grave et sale comme Henrik l’avait réclamé.
— T’es fait pour ça. Pour te faire remplir par ton voisin. Regarde-toi, le cul ouvert sur ma bite, à supplier. Tu vas jouir comme une chienne pendant que je te pilonne.
— Oui… continue… dis-le… plus fort…
Grant accéléra. Ses couilles claquaient contre le périnée de Henrik. Une main vint chercher la queue de Henrik, pendante et dure, et la branla au rythme des coups. L’autre remonta, saisit la mâchoire, tourna le visage juste assez pour que leurs bouches se retrouvent de biais, baiser maladroit et affamé entre deux poussées. La sueur se mêlait à la pluie séchée. Les bougies faisaient danser leurs ombres énormes sur le mur.
Grant se retira, la bite luisante, et fit pivoter Henrik. Ils basculèrent vers le canapé dans un enchevêtrement de membres. Henrik se retrouva sur le dos, une jambe sur l’accoudoir, l’autre crochetée à la hanche de Grant. Missionnaire, face à face, et Grant le reprit d’un seul coup, jusqu’au fond. Henrik arqua le dos, les yeux révulsés une seconde, puis il les rouvrit et accrocha le regard de Grant.
— Là. Comme ça. Pilonne-moi. Mords-moi. Je veux tes marques.
Grant se pencha, les avant-bras de chaque côté de la tête de Henrik, et le baisa plus fort, plus court, le canapé qui cognait le mur au rythme de l’orage. Sa bouche trouva le cou, les dents se plantèrent dans le muscle, pas pour blesser, pour marquer, et Henrik cria de plaisir, les mains cramponnées aux épaules tatouées. Grant lui murmurait contre la peau, les mots crus qu’il réclamait, entrecoupés de coups de reins qui le faisaient glisser sur les coussins.
— Tu es à moi ce soir. Ton trou, ta bouche, ta bite. Je vais te remplir et tu vas me remercier. Dis-le.
— Merci… merci, putain… encore… je veux ton foutre… je veux jouir avec toi dedans…
Grant changea l’angle, trouva ce point qui fit Henrik se tordre et jurer. Il le pilonna là, sans pitié et sans jamais cesser de vérifier, d’un regard, d’un « ça va ? » grondé auquel Henrik répondait par un « oui, plus fort, n’arrête pas ». La main de Grant revint sur la queue de Henrik, pouce sur le gland trempé, et le plaisir monta trop vite pour être contenu. Henrik se tendit, les cuisses tremblantes, la bouche ouverte sur un cri silencieux puis sonore.
— Je jouis… Grant… je jouis…
Sa bite tressauta dans le poing de Grant et des jets chauds lui éclaboussèrent le ventre, la poitrine, jusqu’au menton. Les spasmes de son cul se resserrèrent autour de la queue épaisse, et Grant perdit le contrôle à son tour. Il s’enfonça une dernière fois, jusqu’à la garde, et jouit en grondant, de longues giclées qui remplirent Henrik, le front contre son épaule, les dents encore sur le cou. L’orgasme les secoua ensemble, violent, les muscles bloqués, le souffle coupé, l’orage qui couvrait presque leurs râles.
Ils restèrent comme ça. Grant enfoui, lourd, haletant, le poids de son corps accepté, voulu. Henrik avait les jambes molles autour de ses hanches, les doigts qui traçaient distraitement le tatouage sur le flanc. Dehors, la pluie ne faiblissait pas. Une bougie cracha et se redressa. Grant releva la tête, embrassa la nuque moite, puis la mâchoire, puis la bouche, plus doux maintenant, possessif quand même. Il ne se retira pas. Henrik serra les cuisses pour le garder là, un petit rire cassé qui lui échappa contre les lèvres de Grant.
— Putain, souffla Henrik. On a vraiment fait ça.
— Ouais.
Grant lui mordilla l’oreille, resta en lui, les hanches immobiles, la bite qui pulsait encore dans la chaleur. Ils rirent doucement, fronts collés, le tonnerre qui roulait au-dessus des toits. Henrik passa une main dans les cheveux courts de Grant.
— Cette étreinte orageuse, murmura-t-il, on est d’accord que ce ne sera pas—
La phrase resta en suspens. Grant l’embrassa encore, profond, et le reste se perdit sous l’orage.
Rate this story
Un problème avec cette histoire ?
Rencontrez quelqu'un ce soir.
Rencontres pour adultes près de chez vous. Inscription gratuite.
Trouver maintenant →Popular Collections
Browse Categories