Marché Nocturne : Anton s'offre enfin à Everett
Le cuisinier du marché suit le galeriste dans son arrière-boutique et s’empale sur sa queue sans attendre.
Le Marché Nocturne venait de s’éteindre par vagues. Les lanternes de la vieille ville clignotaient encore au-dessus des étals vides, et l’odeur de citron grillé, de beurre noisette et de poivre noir s’attardait entre les pavés. Anton, vingt-six ans, rangeait les dernières planches de son stand avec des gestes précis, les manches retroussées sur des avant-bras marqués par la chaleur des plaques. Cuisinier, il n’avait plus rien d’un apprenti : ses sauces tenaient, ses clients revenaient, et sa bouche, ce soir, gardait le goût salé d’une journée trop longue.
Everett s’arrêta de l’autre côté du comptoir. Trente-huit ans, galeriste, costume sombre ouvert sur une chemise dont le col avait cédé à la chaleur. Depuis des mois, leurs regards se croisaient entre deux services. Un frôlement de doigts quand Anton lui tendait une assiette. Un silence trop long quand Everett payait et ne partait pas. Ce soir, la tension n’avait plus besoin de se cacher.
« Tu as fini », dit Everett. Ce n’était pas une question.
Anton leva les yeux. « Presque. Pourquoi ? »
« Parce que j’en ai assez de te regarder de loin. » La voix d’Everett était basse, nette. « Ma galerie est juste là. L’arrière-boutique est à nous si tu veux. Pas de public. Pas de marché. Toi et moi, et ce qu’on retient depuis trop longtemps. »
Anton sentit la chaleur lui monter sous la peau. Il posa le torchon, contourna le stand et s’arrêta à un pas d’Everett. « Tu me demandes clairement de te suivre pour qu’on baise. »
« Oui. »
« Alors oui. » Anton soutint son regard. « Je veux. Maintenant. Personne ne me force. »
Everett hocha la tête, un sourire bref, presque grave. « Parfait. Viens. »
La porte de la galerie se referma sur le silence des toiles. Dans l’arrière-boutique, une table ancienne, un large fauteuil de cuir, une bouteille de vin rouge déjà ouverte. Everett servit deux verres. Leurs doigts se touchèrent quand Anton prit le sien. Ils burent peu, assez pour que le goût du raisin reste sur les lèvres, pas assez pour brouiller quoi que ce soit. Anton était lucide, tendu, déjà dur dans son jean.
« Tu sais ce que je regarde depuis des semaines ? » Everett s’appuya au bord de la table. « Ta bouche. La façon dont tu te lèches le pouce quand une sauce est trop chaude. Et ton cul, dans ce pantalon, quand tu te penches pour ranger tes caisses. J’ai bandé en pensant à te remplir. Plusieurs fois. Je me suis branlé en imaginant ta gorge autour de ma queue. »
Anton eut un rire court, essoufflé. L’aveu cru lui incendia le bas-ventre. Il posa son verre, s’approcha, et mit la main sur la cuisse d’Everett, haut, près de la bosse déjà visible. « Alors arrête de fantasmer. Ce soir, je veux me faire prendre. Par toi. Je veux ta bite dans mon cul jusqu’à ce que je n’arrive plus à parler proprement. »
Leurs bouches se trouvèrent. Le baiser fut affamé, langues, dents, souffle chaud. Everett attrapa Anton par la nuque, le tira contre lui, et Anton gémit dans sa bouche en frottant son érection contre la sienne. Les mains d’Everett glissèrent sous le t-shirt, sur les côtes, le ventre plat, puis redescendirent pour empoigner ses fesses à travers le tissu. Anton déboutonna la chemise d’Everett, paume sur la poitrine chaude, pouce sur un téton. Ils se déshabillèrent à moitié sans se lâcher : ceintures ouvertes, jeans baissés sur les hanches, peaux qui se cherchaient.
Everett recula juste assez pour le regarder. « À genoux. »
Anton sourit, les lèvres gonflées, les yeux sombres de désir. « Oui. »
Il s’agenouilla sur le parquet, entre les jambes d’Everett, et libéra sa queue. Elle était grosse, lourde, déjà luisante au bout. Anton la prit en main, la lécha de la base au gland, puis l’engloutit. Le goût salé lui emplit la bouche. Il descendit plus loin, gorge ouverte, nez contre le ventre, et Everett jura entre ses dents.
« Putain. Comme ça. Prends-la. » La main d’Everett se referma dans ses cheveux, ferme, pas brutale au-delà de ce qu’Anton cherchait. « Plus profond. Montre-moi à quel point tu en as envie. »
Anton obéit, avide. Il bavait, suçait, revenait sur le gland pour le taquiner de la langue avant de l’enfoncer à nouveau jusqu’à sentir ses yeux piquer. Everett guidait le rythme, hanches lentes, voix basse et sale. « Regarde-moi. Oui. Ta bouche est faite pour ça. Tu suces comme si tu attendais ça depuis des mois. Tu l’attendais, hein ? »
Anton gémit autour de la bite, acquiesça du regard, et continua jusqu’à ce qu’Everett le relève, essoufflé, la queue brillante de salive.
« Tourne-toi. Sur la table. »
Anton se pencha sur le bois ancien, pantalon et caleçon aux chevilles, fesses offertes. Everett écarta ses joues, cracha, mouilla ses doigts, et le prépara sans se presser. Un doigt, puis deux, jusqu’à ce qu’Anton pousse en arrière en réclamant plus. « Je suis prêt. Baise-moi. »
Everett aligna sa queue et entra lentement. Le premier centimètre arracha un souffle rauque à Anton. Il se détendit, les mains crispées sur le bord de la table, et Everett s’enfonça jusqu’à la garde. Ils restèrent immobiles une seconde, plein contre plein, puis Everett commença à bouger. Lent d’abord, profond, chaque coup mesuré. Anton gémissait, front contre le bois, cul qui s’ouvrait autour de cette grosse bite.
« Plus fort », dit-il. « Je te l’ai demandé. Défonce-moi. »
Everett obéit. Les coups devinrent secs, debout derrière lui, mains sur ses hanches, le bruit de leurs corps remplissant la pièce. Anton se branlait d’une main, l’autre agrippée à la table, et chaque poussée lui coupait le souffle. Everett se pencha, bouche contre son oreille. « Tu es si étroit. Je vais jouir dans ton cul. Tu le veux ? »
« Oui. Mais pas encore. Je veux te chevaucher. »
Ils se séparèrent le temps de traverser la pièce. Everett s’assit dans le large fauteuil, queue dressée, luisante. Anton enjamba ses cuisses, se positionna, et redescendit sur lui d’un seul mouvement contrôlé. La pénétration fut plus profonde encore. Il commença à rebondir, lentement puis plus vite, mains sur les épaules d’Everett, regard planté dans le sien. Everett lui tenait la taille, le guidait, le pilonnait par en dessous quand Anton ralentissait.
« Regarde-toi », murmura Everett. « Tu t’empales comme si tu ne pouvais plus t’arrêter. »
« Je ne veux pas m’arrêter. » Anton accéléra, sueur sur la poitrine, queue qui cognait contre le ventre d’Everett à chaque descente. « Je vais jouir. Toi aussi. Remplis-moi. »
Everett grogna, hanches relevées, et se répandit en lui par longs jets chauds. Anton sentit la chaleur au fond de son cul, serra autour de lui, et jouit presque en même temps, sperme blanc éclaboussant leurs torses, son propre ventre, le menton d’Everett. Il continua de bouger quelques secondes, tremblant, jusqu’à ce que le plaisir devienne trop vif et qu’il s’immobilise, front contre front.
Le silence revint par degrés. Leurs souffles se calmèrent. Anton resta assis sur lui, plein, collant, les mains relâchées sur les épaules d’Everett. Aucun des deux ne parla. Dehors, le marché était mort. Dans l’arrière-boutique, il n’y avait plus que la chaleur de leurs peaux et le bruit très bas de deux respirations qui finissaient par se confondre.
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