L’Étreinte Trempée des Amantes Retrouvées
Deux amies de 34 et 32 ans se retrouvent dans un chalet, se font tremper par la pluie et se dévorent avidement en plein orage.
La pluie tambourinait déjà sur les cimes quand Camille garait sa voiture devant le chalet de bois sombre, isolé au bord du lac de montagne. Trente-quatre ans, architecte, elle avait dessiné des maisons pour d’autres et s’étonnait encore de se retrouver ici, dans ce refuge qu’elles avaient partagé autrefois. Cinq ans. Cinq ans sans Sophie. Elle serra le volant une seconde de trop, le cœur battant trop fort pour une simple retrouvaille d’amies.
Sophie l’attendait sur le perron, appareil photo en bandoulière, un sourire hésitant aux lèvres. Trente-deux ans, photographe, le visage plus affûté, les cheveux châtains collés par l’humidité naissante. Leurs regards s’accrochèrent aussitôt — trop longs, trop insistants.
« Tu n’as pas changé », murmura Sophie en s’approchant.
« Toi non plus », répondit Camille, la voix un peu rauque. Elle sentait déjà la chaleur monter sous sa peau, ce souvenir brûlant de peaux glissantes, de bouches ouvertes, de nuits où elles ne dormaient presque pas.
Elles entrèrent un instant pour déposer les sacs, puis Sophie proposa une promenade le long du lac avant que l’orage n’éclate vraiment. Camille accepta, trop consciente de la courbe des hanches de Sophie sous le jean, de la façon dont son pull moulait sa poitrine. Dehors, le ciel s’était alourdi. Les premières gouttes tombèrent larges et froides. Elles marchèrent quand même, côte à côte, les souliers craquant sur les aiguilles de pin mouillées.
La pluie s’intensifia vite, traversant les vestes, collant les tissus aux corps. Le chemisier clair de Camille devint transparent, épousant la rondeur de ses seins, marquant le durcissement de ses tétons sous le tissu trempé. Sophie ne détournait plus les yeux. Sa propre blouse sombre s’était plaquée sur son ventre plat, sur la ligne de son soutien-gorge, révélant la chaleur de sa peau. L’eau ruisselait entre les omoplates de Camille, glissait dans le creux de ses reins. Elle sentait le regard de Sophie comme une caresse, et les souvenirs remontaient en vagues : la bouche de Sophie entre ses cuisses, les doigts crochus, les gémissements étouffés contre un oreiller.
« Tu te souviens de la dernière fois ici ? » demanda Sophie, la voix un peu cassée par le vent.
Camille hocha la tête. Elle se souvenait trop bien. La tension vibrait entre elles, électrique, chaque pas plus chargé. Leurs bras se frôlaient par accident, puis volontairement. L’eau froide ne suffisait plus à calmer la fièvre qui montait.
L’orage redoubla. Le tonnerre gronda au-dessus du lac. La pluie devint un rideau opaque. Sophie attrapa la main de Camille — doigts glissants, peau chaude malgré l’eau — et l’entraîna vers un abri naturel : un surplomb rocheux bordé de sapins denses, où la terre restait encore sèche par endroits. Elles s’y glissèrent, haletantes, les vêtements collés comme une seconde peau.
Sous l’abri, l’espace était étroit. Leurs corps se touchèrent forcément. L’épaule de Sophie contre le sein de Camille. La hanche de Camille contre le bas-ventre de Sophie. Leurs souffles s’accélérèrent, visibles dans l’air un peu froid. Camille sentait l’odeur de la pluie sur la peau de Sophie, mélangée à son parfum familier, celui qui avait hanté ses nuits pendant cinq ans.
Sophie leva les yeux vers elle. Ses cils étaient mouillés, sa bouche entrouverte.
« J’ai rêvé de toi pendant toutes ces années, Camille. Toutes les nuits, presque. De ta bouche. De tes seins. De la façon dont tu gémis quand je te lèche. Je me suis touchée en pensant à toi si souvent que j’en avais honte. »
Les mots tombèrent entre elles comme des braises. Camille sentit son sexe se contracter, déjà humide sous le tissu trempé de son pantalon. Elle posa une main sur la joue de Sophie, le pouce glissant sur sa lèvre inférieure.
« Moi aussi », avoua-t-elle, la gorge serrée. « Je t’ai voulue chaque jour. Je veux ta bouche sur moi. Je veux te baiser avec mes doigts jusqu’à ce que tu cries mon nom. Maintenant. Ici. »
Sophie gémit, un son bas et affamé. Elle se haussa sur la pointe des pieds et colla sa bouche à celle de Camille. Le baiser fut immédiat, fiévreux, sans préliminaires timides. Leurs lèvres s’ouvrirent, les langues se trouvèrent, chaudes, avides, se frottant avec une urgence qui faisait monter le sang. Camille mordilla la lèvre de Sophie, reçut un gémissement en réponse, enfonça sa langue plus profond. L’eau de pluie coulait encore de leurs cheveux sur leurs visages, se mêlait à la salive.
Les mains de Sophie glissèrent sous le chemisier collé de Camille, paumes froides contre la peau brûlante, remontant jusqu’à cupper les seins lourds. Elle pinça un téton déjà dur, le roula entre ses doigts. Camille se cambrà, poussa sa poitrine contre ces mains connues et redécouvertes. Elle agrippa les hanches de Sophie, les tira contre elle, frotta son pubis contre la cuisse de l’autre femme à travers les jeans trempés. La friction était délicieuse, sale, parfaite.
« Dis-le encore », souffla Sophie contre sa bouche entre deux baisers. « Dis-moi que tu me veux. »
« Je te veux », répéta Camille, la voix rauque. « Je veux te dénuder ici, sous cette pluie. Je veux lécher l’eau sur ta chatte. Je veux que tu me prennes avec ta bouche jusqu’à ce que je jouisse sur ta langue. »
Sophie répondit par un autre baiser plus dur, dents et langue, pendant que ses doigts descendaient le long du ventre de Camille, débouclant le pantalon d’un geste habile malgré le tissu mouillé. Elle glissa la main à l’intérieur, trouva la culotte déjà détrempée — pas seulement par la pluie. Ses doigts appuyèrent sur le sexe gonflé de Camille, écartèrent un peu les lèvres à travers le coton, cherchèrent le clitoris gonflé.
Camille jeta la tête en arrière, un cri sourd dans la gorge. Elle ouvrit le jean de Sophie en retour, y plongea sa propre main, trouva la chaleur soyeuse, la fente déjà glissante de désir. Elle y glissa deux doigts sans attendre, les poussa lentement à l’intérieur pendant que son pouce cherchait le clitoris de Sophie. Elles se masturbaient l’une l’autre en même temps, bouche contre bouche, gémissements avalés, hanches en mouvement.
Le tonnerre éclata juste au-dessus d’elles. La pluie martelait les feuilles. Sous l’abri, leurs corps se pressaient, se frottaient, doigts enfoncés, paumes collées aux sexes humides. Camille sentait les parois de Sophie se contracter autour de ses doigts, chaudes, cupides. Sophie frottait le clitoris de Camille en cercles pressants, exacts, se souvenant du rythme qui la faisait fondre autrefois.
« Putain, tu es si mouillée », murmura Sophie contre le cou de Camille, y collant des baisers ouverts, y suçant la peau. « Je pourrais te prendre ici contre ce rocher. Te faire jouir avec ma main puis avec ma langue. »
« Fais-le », haleta Camille. « Je suis à toi. Je l’ai toujours été. »
Elles s’embrassèrent encore, plus profond, plus sale, langues roulant l’une contre l’autre pendant que leurs mains travaillaient plus vite. Les seins de Camille, libérés du soutien-gorge trempé que Sophie avait tiré de côté, s’écrasaient contre ceux de Sophie. Peau contre peau, tétons durs qui se frôlaient à chaque mouvement. Camille baissa la tête, prit un sein de Sophie dans sa bouche à travers le tissu collé, puis tira le tissu, lécha le téton nu, le suca fort. Sophie cria doucement, ses doigts s’enfonçant plus profond dans la chatte de Camille.
Le désir était un animal entre elles, vivant, affamé. Cinq ans de privation se déversaient dans chaque caresse, chaque aveu murmuré entre deux baisers.
« Je vais te baiser toute la nuit », promit Camille, les doigts courbés à l’intérieur de Sophie, cherchant ce point qui la faisait trembler. « Contre les murs du chalet. Sur le lit. À genoux. Je veux goûter chaque centimètre de toi. »
Sophie hocha la tête frénétiquement, les yeux mi-clos de plaisir, la main toujours active entre les cuisses de Camille.
« Oui. Oui. Emmène-moi. Mais d’abord… ici. Ne t’arrête pas. »
Leurs mouvements devenaient plus erratiques, plus urgents. L’eau dégoulinait encore de leurs cheveux sur leurs seins nus, sur leurs ventres. Le parfum de leurs sexes se mêlait à celui de la pluie et de la terre mouillée. Camille sentait l’orgasme pointer, loin encore mais inévitable, une pression douce et terrible au bas de son ventre. Elle ralentit volontairement ses doigts, voulant prolonger, voulant que Sophie la supplie.
Sophie comprit. Elle mordit l’épaule de Camille, non pour blesser, mais pour marquer.
« Ne me tease pas. J’ai attendu cinq ans. Baise-moi pour de bon. »
Camille sourit contre sa bouche et reprit un rythme plus profond, plus ferme. Leurs front se touchèrent. Leurs regards se verrouillèrent, noirs de désir.
Sous l’abri rocheux, tandis que l’orage battait le lac et les sapins, deux femmes trempées se dévoraient de baisers et de mains, s’avouant sans détour qu’elles n’avaient jamais cessé de se vouloir. La pluie ne montrait aucun signe de faiblir. Le chalet les attendait, tout proche, avec ses draps froids et ses heures encore intactes. Mais pour l’instant, collées l’une à l’autre, doigts enfouis, bouches ouvertes, elles n’avaient d’autre horizon que la fièvre de leurs peaux et la promesse de ce qui allait suivre — plus bas, plus nu, plus dévorant encore.
Elles ne tinrent plus sous l’abri. Camille saisit le poignet de Sophie et l’entraîna dehors, sous le rideau d’eau battante. L’orage hurlait. Elle la plaqua sans douceur contre le tronc d’un sapin noir luisant de pluie, l’écorce rugueuse râpant le dos de Sophie à travers le tissu collé. Sophie gémit, les yeux brillants, et écarta les cuisses pour mieux accueillir le corps de Camille qui s’écrasa contre elle.
Camille tira sur le chemisier trempé de Sophie, les boutons cédèrent un à un, le tissu s’ouvrit avec un bruit mouillé. Les seins de Sophie apparurent, lourds, blancs, les tétons déjà durs comme des cailloux sous le froid et l’excitation. Camille s’y jeta. Sa bouche chaude enveloppa un sein entier, langue large et lente qui tourna autour de l’aréole, puis aspira le mamelon avec une suction profonde, prolongée. Elle le lécha longuement, languoureusement, le roulant sous sa langue, le mordillant juste assez pour faire crier Sophie, avant de passer à l’autre, le même rituel avide, l’eau de pluie ruisselant entre ses lèvres et la peau de Sophie, goût salé et doux à la fois. Sophie cambrà le dos, offrit sa poitrine plus encore, les mains dans les cheveux mouillés de Camille.
« Plus fort… suce-les comme tu le faisais… putain, Camille… »
Camille obéit, suca plus fort, mâcha doucement, jusqu’à ce que Sophie tremble. Puis Sophie, d’un geste sûr, glissa sa main dans le pantalon ouvert de Camille, sous la culotte détrempée. Ses doigts trouvèrent immédiatement la fente brûlante, glissante de cyprine déjà mélangée à la pluie. Elle enfonça deux doigts d’un coup, profond, jusqu’à la paume, et les courba.
« Tu es une chienne affamée, Camille… ta chatte suce mes doigts comme une goule… je vais te doigter jusqu’à ce que tu pisses de plaisir contre cet arbre… tu m’entends ? Je vais te baiser le trou avec mes doigts jusqu’à ce que tu me supplieras de te lécher. »
Camille poussa un cri rauque, les hanches qui battaient déjà au rythme des doigts de Sophie. Elle mordit l’épaule de Sophie en retour, haleta des « oui… plus profond… baise-moi… » pendant que Sophie la pilonnait, le pouce écrasant le clito gonflé en cercles impitoyables. L’eau coulait partout, entre leurs seins, le long de leurs ventres, et le sexe de Camille clapotait autour des doigts.
Leurs jambes cédèrent. Elles glissèrent au sol, dans la terre molle et les aiguilles de pin trempées. Camille tira Sophie sur elle, puis les roula d’un coup, et elles se retrouvèrent face à face, cuisses ouvertes sur la bouche l’une de l’autre, dans une position 69 sauvage, instinctive. Camille écarta les lèvres de Sophie avec les pouces et plongea sa langue plate sur toute la fente, de l’entrée jusqu’au clito, lécha longuement, salement, avala la cyprine chaude qui coulait déjà. Sophie fit pareil, montra encore plus d’avidité : elle fourra sa langue profond dans la chatte de Camille, la baisa de la bouche, ajouta deux doigts, puis trois, pendant que sa langue claquait sur le clito.
Leurs corps glissaient l’un contre l’autre, peaux nues maintenant, jeans tirés aux genoux, culottes de côté, pluie et jus mêlés en filets brillants qui coulaient le long des cuisses, du menton, des seins écrasés. Elles alternaient. Camille dominait un instant : elle pinçait les fesses de Sophie, la forçait à s’asseoir plus lourdement sur sa bouche, la suçait avec une faim vorace en gémissant dans sa chatte. Puis Sophie reprenait le dessus, retournait Camille sur le dos dans la boue, s’asseyait sur son visage et se frottait sauvagement, doigts enfoncés dans le sexe de l’autre jusqu’à la faire hurler, avant de se pencher à nouveau pour la dévorer en retour. Consentement total, regards quand elles levaient la tête, sourires féroces et tendres à la fois, murmures crus entre deux coups de langue :
« Mange-moi… avale-moi… je vais jouir dans ta gueule… prends-moi… je suis à toi… plus fort… »
Le tonnerre éclatait encore. La pluie les flagellait. Leurs langues et leurs doigts travaillaient sans relâche, rythmes syncopés, domination qui passait de l’une à l’autre comme un souffle. Camille sentit Sophie se contracter violemment autour de sa langue, entendit le cri long et déchiré, et la vague de cyprine chaude inonda sa bouche. Elle avala, continua, et l’orgasme de Sophie la déclencha à son tour : une décharge brutale, le ventre qui se tordit, les cuisses qui serrèrent la tête de Sophie, un jet de plaisir qui lui arracha un hurlement étouffé contre la chatte encore en spasmes. Elles jouirent ensemble, violemment, corps archés, glissants, tremblants, collés dans la boue et l’eau, chaque secousse renvoyant l’autre plus haut encore, jusqu’à ce que les muscles lâchent et qu’elles restent allongées l’une sur l’autre, haletantes, langues encore paresseuses contre les sexes hypersensibles.
La pluie faiblit peu à peu. Camille se redressa doucement, prit le visage de Sophie entre ses deux mains humides, les pouces caressant les pommettes. Elle l’embrassa avec une douceur infinie, lèvres gonflées de baisers sales devenues tendres, goût de l’autre partout, salive et cyprine partagées. Sophie ferma les yeux, fondit contre elle. Elles restèrent ainsi un long moment, front contre front, sous la pluie qui n’était plus qu’un filet tiède.
Puis elles se relevèrent, chancelantes, ramassèrent les vêtements trempés, s’enveloppèrent l’une contre l’autre. Retour au chalet, bras entrelacés, pas lents dans la boue. À l’intérieur, Camille tira une grande couverture de laine du canapé et les enroula toutes les deux dedans, peaux nues encore collantes, seins contre seins, souffles qui se calmaient. Elles s’allongèrent près de la cheminée qu’elles allumeraient plus tard, et se regardèrent.
« Toute la nuit », murmura Sophie. « Je veux explorer chaque centimètre de toi. À nouveau. Comme avant. Mieux qu’avant. »
Camille sourit, embrassa le creux de son cou, et répondit la même promesse. Elles restèrent enlacées, déjà prêtes à recommencer, doigts qui traçaient déjà de nouveaux chemins sur les hanches, les seins, le bas du ventre.
Mais en posant sa tête contre le cœur de Sophie, Camille sut soudain, avec une clarté glaciale, que cette nuit-là n’avait jamais eu lieu — qu’elle l’avait inventée entière, seule dans le chalet vide, cinq ans plus tôt, le jour où Sophie n’était pas venue.
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