Vendanges Perdues, Désir Gagné
Deux vigneronnes trempées s'enferment dans une cabane et se dévorent la chatte en 69 jusqu'à jouir en riant.
La pluie s’était abattue sur le vignoble bordelais comme une vengeance du ciel. Les grappes de merlot, déjà lourdes, ruisselaient ; le sentier de terre battue qui menait aux parcelles du haut s’était effondré en une coulée de boue glissante. Léa, vingt-huit ans, épaules larges et avant-bras marqués par les saisons de taille, avait juré en basque en voyant Clara glisser pour la troisième fois.
— Putain de citadine… t’as des bottes ou des skis de fond ?
Clara, trente-deux ans, œnologue parisienne venue « sentir le terroir », avait relevé le menton. Ses cheveux châtains collaient à ses joues, son t-shirt blanc collait à sa poitrine généreuse, et le short en jean trempé dessinait des cuisses qu’elle n’avait jamais cru aussi exposées.
— Et toi, tu te prends pour un tracteur, Léa ? Tes biceps font peur aux raisins.
Elles s’étaient réfugiées dans la vieille cabane à outils, porte claquée contre le vent. L’odeur de bois humide, de graisse et de raisin écrasé les avait enveloppées. Une échelle bancale gisait au milieu du sol. Léa l’avait soulevée d’une seule main.
— On répare ça, ou on dort ici comme deux putains de souris mouillées.
Clara avait éclaté de rire, un rire nerveux qui faisait bouger sa poitrine. Elle avait attrapé le marteau, l’avait raté, l’avait rattrapé de justesse. Léa l’avait regardée, vraiment regardée : la courbe de ses hanches, l’eau qui perlait entre ses seins, la façon dont le short collait à sa chatte.
— T’as des seins de déesse et des mains de merde, commenta Léa en souriant.
— Et toi des bras de forgeron et un cul qui ferait mon culte, avait répliqué Clara, rouge jusqu’aux oreilles. Elle s’était baissée pour ramasser un clou ; Léa avait vu le décolleté s’ouvrir, la dentelle sombre des seins. Un frisson lui avait parcouru l’échine, plus chaud que la pluie n’était froide.
Elles s’étaient chamaillées en riant.
— Qui est la plus nulle avec un marteau ? Toi, la Parisienne qui confond un sécateur et un tire-bouchon.
— Toi, la musclée qui tape à côté et qui fait trembler les murs. Attention, tu vas me clouer le short au plancher.
Leurs corps s’étaient frôlés « par accident ». Une fois. Deux fois. Léa avait tendu le bras pour maintenir l’échelle ; son biceps avait brossé le sein de Clara. Clara avait retenu son souffle, puis avait murmuré, voix tremblante de rire et de désir :
— Depuis le premier jour des vendanges… je fantasme sur tes bras. Ces putains de bras puissants. Je me touche en pensant à eux le soir, dans mon lit de chambrée.
Léa s’était figée. Un sourire carnassier avait étiré ses lèvres. Elle avait posé le marteau, s’était approchée, avait pris le visage de Clara entre ses mains calleuses.
— Alors arrête de fantasmer. Baise-les pour de vrai.
Le baiser avait été langoureux d’abord, lèvres humides de pluie et de vin goulûment goûté plus tôt. Clara avait ouvert la bouche ; Léa y avait glissé sa langue, lente, possessive. Elles avaient choisi toutes les deux d’approfondir, hanches collées, seins écrasés l’un contre l’autre à travers le coton trempé. Le désir avait explosé sans contrainte, un rire étouffé dans la gorge de Clara quand Léa avait mordu sa lèvre inférieure.
— Putain, t’es brûlante, avait soufflé Léa.
Elle avait plaqué Clara contre la table de bois massif, celle où l’on rangeait les sécateurs. D’un geste sûr, elle lui avait ouvert le short trempé, l’avait fait glisser le long des cuisses, emportant la culotte avec. Clara était restée là, à moitié nue, chatte déjà luisante, lèvres gonflées. Léa s’était agenouillée, avait écarté les cuisses de Clara de ses larges paumes, et avait plongé.
Sa langue avait trouvé le clitoris du premier coup, l’avait liché avidement, large, plate, puis pointue. Clara avait gémi, doigts dans les cheveux courts de Léa.
— Oh putain… Léa… ta langue… mon Dieu…
Léa avait râlé de plaisir contre sa chatte, buvant le jus qui coulait déjà, enfonçant le nez entre les lèvres chaudes. Elle maintenait les cuisses écartées, pouces appuyés sur l’intérieur des cuisses, empêchant Clara de se refermer. Elle léchait, suçait, claquait sa langue contre le petit bouton durci, puis descendait pour fourrer sa langue dans l’entrée mouillée.
Clara haletait, riait entre deux cris.
— T’es… t’es une monstre… j’vais jouir trop vite…
Elle avait tiré Léa par les épaules, l’avait fait basculer en arrière sur le sol poussiéreux de la cabane. D’un mouvement fluide, Clara s’était retournée, s’était assise à califourchon sur le visage de Léa, chatte offerte directement sur sa bouche. Le 69 s’était installé dans un fou rire partagé.
— À mon tour de te dévorer, salope de vigneronne.
Clara avait écarté le short de Léa, découvert la chatte musclée, déjà trempée, poils sombres brillants de désir. Elle avait plongé, sucé goulûment le clitoris, lèvres aspirantes, langue tournoyante. En même temps elle enfonçait deux doigts dans la chatte de Léa, courbés, cherchant le point qui faisait hurler. Léa, en dessous, léchait comme une affamée, tenant les fesses de Clara pour l’écraser contre sa bouche, nez collé au petit trou du cul, langue partout.
Elles alternaient domination joueuse : Clara qui pinçait un sein de Léa en la doigtant plus fort, Léa qui claquait une fesse de Clara tout en la suçotant. Les bruits mouillés remplissaient la cabane — sucements, gémissements, rires étouffés dans la chatte de l’autre.
— Plus fort… putain Clara… tes doigts…
— Et ta langue… j’en peux plus… j’vais…
Clara avait joui la première, un cri rauque, cuisses tremblantes autour de la tête de Léa, jus coulant directement dans sa bouche ouverte. Léa avait avalé, riant contre elle, puis avait basculé à son tour, hanches soulevées, doigts de Clara toujours en elle, langue de Clara toujours sur son clito. Elle avait joui bruyamment, un grognement de louve, un fou rire orgasmique qui secouait tout son corps musclé pendant que Clara continuait de la lécher doucement, prolongeant les vagues.
Elles s’étaient effondrées l’une contre l’autre, haletantes, riant encore, seins collés, bouches se cherchant pour des baisers tendres au goût de chatte et de pluie.
— On est des putains de génies, avait murmuré Léa en caressant la hanche de Clara.
— Et trempées jusqu’à l’âme. Nos fringues vont moisir.
Elles avaient décidé de sécher leurs vêtements en les accrochant aux fils de fer des vignes juste dehors, sous l’auvent. Nues un instant sous la pluie qui diminuait, elles s’étaient rhabillées tant bien que mal avec ce qui restait de sec — un vieux tablier pour Clara, une chemise d’homme trop large pour Léa. Main dans la main, elles avaient repris le chemin du chai, boue jusqu’aux genoux, sourires complices.
— On invente quoi ? que l’échelle nous a attaquées et qu’on a dû la soumettre à coups de langue ?
— Non. Qu’on a trouvé un tonneau secret de 1815 et qu’on l’a goûté jusqu’à plus soif. Et que maintenant on a besoin d’une douche… ensemble.
Léa avait serré les doigts de Clara plus fort. Dans le chai, l’équipe les attendait. Mais le désir n’était pas retombé ; il couvait encore entre leurs cuisses, prêt à recommencer dès la prochaine cabane, le prochain orage, le prochain prétexte absurde. Elles savaient déjà que la nuit ne ferait que commencer.
La boue leur montait jusqu’aux genoux et faisait des bruits obscènes à chaque pas, comme si le vignoble lui-même se moquait d’elles. Léa serrait les doigts de Clara plus fort, son pouce rude caressant le dos de sa main.
— T’as vu la gueule qu’on a ? On dirait deux putains de nageuses synchronisées qui ont perdu la piscine.
Clara éclata de rire, le tablier trop court collé à ses fesses nues sous le tissu rêche. Ses seins rebondissaient à chaque enjambée et Léa ne pouvait s’empêcher de regarder.
— Parle pour toi, tracteur. Moi j’ai un style. Toi t’as une chemise d’homme qui sent le gasoil et mon jus.
Elles arrivèrent en vue du chai. Les voix de l’équipe résonnaient déjà, rires, seaux qui s’entrechoquaient. Léa tira Clara sur le côté, derrière la rangée de fûts vides entreposés sous l’auvent latéral. La pluie avait presque cessé, mais un filet d’eau gouttait encore du toit sur l’épaule nue de Clara.
— Douche ensemble, t’as dit. Mais si on rentre comme ça, le contremaître va nous coller une amende pour exhibition de chattes trempées.
Clara colla son corps contre celui de Léa, mains glissant sous la chemise trop large pour trouver les seins fermes, les tétons déjà durs.
— Alors on triche. Il y a la vieille salle de dégustation derrière. Personne n’y va après les vendanges du soir. Et elle a un verrou.
Elles se faufilèrent, riant comme des gosses. La pièce sentait le chêne et le vin vieux. Une longue table de dégustation, des verres renversés, une banquette de cuir craquelé. Léa verrouilla la porte d’un geste sec. Clara était déjà collée à elle, bouche affamée, langue cherchant la sienne avec un goût de pluie et de chatte encore collé aux lèvres.
— T’es insatiable, Parisienne.
— C’est ta faute. Tes putains de bras. Et ta langue. Et ce cul…
Léa souleva Clara d’un coup, la posa sur la table comme un fût précieux. Le tablier fut arraché, jeté. Clara se retrouva entièrement nue, cuisses ouvertes, chatte encore luisante de leur premier round, lèvres gonflées et rosées. Léa retira la chemise, resta nue elle aussi, muscles saillants, poils sombres entre les cuisses déjà mouillés à nouveau. Elle s’approcha, frottant son mont de Vénus contre celui de Clara, un frottement lent, glissant, qui fit gémir les deux.
— On recommence le 69 ou tu veux que je te chevauche jusqu’à ce que la table casse ?
Clara attrapa les hanches de Léa, l’attira plus près.
— Les deux. Mais d’abord… mon tour de te faire gueuler plus fort que le pressoir.
Elle bascula en arrière, tira Léa avec elle. En un mouvement maladroit et hilarant — un genou qui glissa sur le bois, un juron basque, un fou rire —, elles se retrouvèrent en 69 inversé, Clara allongée sur le dos, Léa à califourchon au-dessus de sa bouche, le visage plongé entre les cuisses de la Parisienne. Léa s’assit carrément sur le visage de Clara, fesses lourdes, chatte ouverte offerte. Clara gémit de plaisir sous le poids, langue sortie immédiatement, léchage large du clito jusqu’à l’entrée, puis plus haut, un coup de pointe sur le petit trou serré qui fit sursauter Léa.
— Putain, Clara… t’oses déjà le cul ?
— J’te dévore toute, vigneronne. Tais-toi et suce.
Léa obéit en riant, plongea, écartant les lèvres de Clara avec les pouces. Elle lécha goulûment, aspirant le clitoris gonflé, le faisant claquer entre ses lèvres. Deux doigts s’enfoncèrent facilement dans la chatte brûlante, courbés, tapant le point spongieux pendant que sa langue tournoyait. Clara, en dessous, tenait les fesses musclées de Léa écartées, langue qui pilonnait, lèvres qui suçaient le clito dur comme un grain de raisin mûr. Elle ajouta un doigt, puis deux, dans la chatte de Léa, le pouce appuyé juste à l’entrée du cul, sans forcer, juste une pression coquine qui arrachait des grognements.
Les bruits remplissaient la salle : sucements humides, clapotis, rires étouffés contre la chair, gémissements qui se transformaient en ricanements quand l’une tremblait trop fort.
— J’vais… j’vais encore… oh putain Léa ta langue de monstre…
Léa accéléré, doigts plus rapides, langue plate qui frottait fort. Clara explosa la première, un cri rauque avalé par la chatte de Léa, cuisses qui se refermèrent en étau autour de sa tête, jus chaud qui coula directement dans la gorge de la vigneronne. Léa but, riait contre elle, le corps secoué.
— T’es une fontaine, salope. À mon tour.
Clara ne s’arrêta pas. Elle digita plus fort, langue obstinée sur le clito de Léa, l’autre main pinçant une fesse. Léa se cambra, hanches qui broyaient le visage de Clara, et jouit d’un long grognement animal, un fou rire orgasmique qui la fit presque chuter de la table. Les vagues la secouèrent, muscles du ventre qui dansaient, chatte qui se contractait autour des doigts.
Elles roulèrent, s’effondrèrent sur la banquette de cuir. Peau contre peau, seins écrasés, haleines courtes. Léa embrassa Clara partout — bouche, menton luisant de jus, seins, ventre. Clara riait encore, doigts dans les cheveux courts.
— On est mortes. L’équipe va croire qu’on s’est battues avec un sanglier.
— Ou qu’on a vraiment trouvé le tonneau de 1815. J’ai le goût de toi plein la bouche. Meilleur millésime.
Mais le désir n’était pas retombé. Clara se hissa, fit basculer Léa sur le dos sur la banquette, s’installa à califourchon à l’envers cette fois, face aux pieds, pour un 69 plus paresseux, plus profond. Elle s’allongea sur elle, chatte sur la bouche de Léa, la sienne offerte. Léa attrapa les hanches, tira fort, enterra le visage, langue qui fouillait, nez collé. Clara suça le clito encore sensible de Léa avec une douceur gourmande, deux doigts qui allaient et venaient lentement, puis plus vite. Elles se léchaient en rythme, riant quand l’une bavait trop, se donnant des petites tapes sur les fesses.
— Plus… là… putain oui…
Léa ajouta un troisième doigt, étirant Clara, la baisant profondément pendant qu’elle suçait le bouton. Clara gémit, hanches qui ondulaient, frottant sa chatte sur tout le visage de Léa. L’orgasme monta ensemble cette fois, un long crescendo de rires et de cris étouffés. Clara jouit en tremblant, jus qui inonda la bouche de Léa. Léa suivit une seconde après, cuisses qui battirent l’air, un râle joyeux contre la chair chaude.
Elles s’immobilisèrent enfin, emmêlées, suantes, le cuir collant sous leurs peaux. Léa caressait lentement le dos de Clara, doigts traçant des cercles.
— Douche maintenant ? Ou on reste collées comme deux raisins pourris de bonheur ?
Clara releva la tête, yeux brillants, lèvres gonflées et brillantes.
— Douche. Ensemble. Et après… on invente une excuse encore plus conne pour la prochaine cabane.
Elles se rhabillèrent tant bien que mal — tablier, chemise — se nettoyant à moitié avec un torchon oublié qui sentait le vin. Main dans la main à nouveau, elles sortirent, joues rouges, sourires impossibles à cacher. L’équipe les accueillit avec des regards suspicieux et des blagues sur la boue. Elles rirent, inventèrent le tonneau secret, demandèrent la douche.
Plus tard, sous l’eau chaude du petit local de lavage, elles se savonnèrent lentement, se caressant encore, se pinçant les fesses en riant, mais sans recommencer tout de suite. Le désir couvait, patient.
Quand elles éteignirent l’eau et s’enveloppèrent dans les serviettes râpeuses, Léa serra Clara contre elle une dernière fois, front contre front.
Clara ne savait pas. Léa, elle, gardait pour elle seule le petit secret chaud qui lui battait sous la poitrine : depuis trois semaines déjà, avant même l’arrivée de la Parisienne, elle avait vu son nom sur la liste des œnologues invitées et avait sciemment « oublié » de faire réparer le sentier du haut et la vieille échelle de la cabane. Elle avait prié pour la pluie. Et la pluie était venue.
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