Brûlante Retrouvailles à la Brasserie
Deux amies de 34 et 31 ans se retrouvent par hasard dans une brasserie parisienne et finissent par se doigter et se lécher jusqu’à l’orgas
La brasserie La Belle Époque grouillait d’une énergie parisienne familière, ce jeudi soir d’automne. Les conversations se mêlaient au tintement des verres, l’odeur du pain chaud et du vin rouge flottait entre les banquettes de velours bordeaux et les miroirs fumés. Claire, trente-quatre ans, architecte au cabinet renommé du Marais, s’était installée seule à une table un peu à l’écart, près de la baie vitrée. Sa silhouette élancée, moulée dans une robe noire à encolure discrète, trahissait une élégance étudiée ; ses cheveux châtain clair retenus en un chignon lâche laissaient deviner la courbe de sa nuque. Elle feuilletait distraitement le menu, le regard distrait, quand un rire grave et chaleureux la fit relever la tête.
Sophie.
Trente et un ans, cheffe de cuisine dans un restaurant étoilé du 11e, Sophie n’avait pas changé et avait pourtant tout changé. Ses courbes sensuelles s’étaient affirmées, soulignées par un jean moulant et un chemisier blanc dont les deux premiers boutons ouverts laissaient entrevoir le début d’une gorge généreuse. Ses cheveux noirs tombaient en vagues libres sur ses épaules. Trois ans. Trois ans depuis la dernière fois que Claire l’avait vue, nue, les cuisses tremblantes, la bouche ouverte sur un gémissement.
Leurs regards se croisèrent. Le temps se figea un instant. Claire sentit une chaleur immédiate remonter le long de ses cuisses, se loger bas dans son ventre. Sophie sourit, ce même sourire un peu lopsided qui avait toujours précédé le désastre le plus délicieux. Elle traversa la salle d’un pas assuré, s’arrêta devant la table.
— Claire. Putain… c’est vraiment toi.
— Sophie. Tu as… tu as l’air incroyable.
Sophie tira la chaise en face et s’assit sans demander. Le serveur apparut ; Claire commanda un verre de Bourgogne pour elles deux. Quand il fut parti, le silence se chargea d’électricité.
— Trois ans, murmura Sophie en faisant tourner son verre entre ses doigts. J’ai pensé à toi. Souvent. À cette nuit sur le balcon, à Marseille. Tu te souviens ?
Claire avala sa salive. Oui, elle se souvenait. La chaleur de juillet, les doigts de Sophie enfoncés en elle jusqu’à la jointure, la façon dont elle avait mordu l’épaule de Sophie pour ne pas crier trop fort. Elle croisa les jambes, sentant déjà l’humidité tiède entre ses lèvres.
— Je me souviens de tout, répondit-elle d’une voix plus rauque. De ta langue. De la façon dont tu gémissais mon nom quand je te léchais.
Sophie pencha la tête, les yeux assombris. Sous la table, son genou effleura celui de Claire. Le contact léger suffit à faire frémir Claire.
— Tu es toujours aussi directe, souffla Sophie. J’adore ça. Tu es encore plus belle qu’avant. Cette robe… on dirait qu’elle a été cousue pour qu’on ait envie de la faire glisser le long de tes hanches.
Claire sentit ses joues s’échauffer, mais ce n’était pas de la gêne. C’était du désir, net, affamé. Elle se pencha en avant, laissant le décolleté de sa robe s’ouvrir un peu plus.
— Et toi… ces courbes. Putain, Sophie, j’ai envie de les toucher. De les goûter. Tu sens toujours le thym et le beurre chaud quand tu sors du service ?
Sophie rit doucement, un son bas qui vibra dans la poitrine de Claire.
— Aujourd’hui j’ai fait un confit de canard. Mais ce n’est pas le canard que tu as envie de goûter, n’est-ce pas ?
La main de Sophie disparut sous la nappe. Claire retint son souffle. Des doigts chauds, confiants, se posèrent d’abord sur son genou, puis remontèrent lentement le long de sa cuisse nue. La robe s’était relevée un peu en s’asseyant ; la peau de Sophie glissait contre la sienne, brûlante. Claire entrouvrit les lèvres, sans détourner les yeux.
— Plus haut, murmura-t-elle.
Sophie obéit. Ses doigts tracèrent un chemin paresseux jusqu’à l’intérieur de la cuisse, s’arrêtant juste avant la dentelle du shorty. Elle appuya légèrement, un cercle lent, provocateur. Claire sentit ses lèvres s’écarter d’elles-mêmes, le tissu déjà humide coller à sa chair.
— Tu es déjà mouillée, constata Sophie à voix basse, les prunelles brillantes. Je le sens. Même à travers le tissu. Tu as pensé à moi en te maquillant ce soir ? En enfilant cette petite culotte ?
— J’ai pensé à toi en me rasant ce matin, avoua Claire. En me caressant sous la douche. J’ai joui en imaginant ta bouche sur mon clito.
Sophie inspira brusquement. Sous la nappe, son index s’aventura plus loin, effleurant le bord de la dentelle, appuyant juste assez pour sentir le renflement humide. Claire serra les dents pour ne pas gémir. Autour d’elles, la brasserie continuait de vivre, indifférente : rires, cliquetis d’assiettes, une serveuse qui passait avec un plateau. Personne ne voyait la main de Sophie qui massait maintenant lentement le sexe de Claire à travers le tissu.
— Putain, Claire… tu es brûlante. Je veux te sentir autour de mes doigts. Je veux te lécher jusqu’à ce que tu trembles.
Claire posa sa main sur celle de Sophie, par-dessus la nappe, un geste qui paraissait anodin mais qui pressait les doigts de l’autre femme plus fort contre elle.
— Alors fais-le. Maintenant.
Sophie la regarda, un sourire complice, presque féroce, étirant ses lèvres.
— Les toilettes ? Elles sont luxueuses ici. Grand miroir, porte qui se verrouille.
Claire hocha la tête, le cœur battant à se rompre. Le consentement était clair, partagé, brûlant.
— Oui. Suis-moi. Je veux te doigter contre le lavabo. Je veux sentir ta langue entre mes cuisses. Et je veux que tu jouisse sur ma bouche.
Sophie retira sa main avec une lenteur délibérée, ses doigts glissant une dernière fois sur la cuisse de Claire comme une promesse. Elle se leva la première, lissant son chemisier d’un geste qui ne cachait rien de l’excitation qui tendait ses seins. Claire prit une dernière gorgée de vin, laissa un billet sur la table, et se leva à son tour. Ses jambes tremblaient légèrement ; le shorty collait à sa chatte humide à chaque pas.
Elles traversèrent la salle côte à côte, sans se toucher ostensiblement, mais leurs épaules se frôlaient. Sophie ouvrit la porte des toilettes pour dames – un espace feutré de marbre veiné et de luminaires dorés, deux cabines spacieuses, un large miroir au-dessus d’un double lavabo. L’odeur de savon coûteux et de fleurs blanches flotta. Sophie verrouilla la porte d’entrée d’un clic net.
Claire se retourna vers elle. Dans la lumière tamisée, le désir était écrit sur chaque trait du visage de Sophie : lèvres entrouvertes, pupilles dilatées, poitrine qui se soulevait trop vite. Claire avança, posa les mains sur les hanches charnues de Sophie, les serra.
— Trois ans, répéta-t-elle contre sa bouche. Trop long.
Leurs lèvres se rencontrèrent enfin, hungries, ouvertes. La langue de Sophie s’enfonça immédiatement, chaude, savoureuse, un peu vineuse. Claire gémit dans le baiser, collant son bassin contre celui de Sophie, sentant la chaleur de son sexe à travers le jean. Les mains de Sophie glissèrent sous la robe, remontèrent le long du dos nu jusqu’à dénouer le soutien-gorge d’un geste expert. Les seins de Claire s’échappèrent, lourds, tétons déjà durs. Sophie les saisit, les pétrit, roula les pointes entre ses doigts pendant que leurs langues se battaient.
Claire décrocha la braguette de Sophie, glissa la main à l’intérieur, trouva la culotte déjà trempée. Elle frottât le clito gonflé à travers le tissu, sentant Sophie se cambrer contre elle.
— Oui… comme ça, haleta Sophie contre sa bouche. Plus fort. J’ai envie de tes doigts en moi. Tout de suite.
Claire la poussa doucement contre le lavabo de marbre. Le miroir reflétait leurs corps pressés l’un contre l’autre : la robe de Claire remontée sur ses hanches, le jean de Sophie entrouvert, leurs bouches rouges et brillantes. Claire s’agenouilla un instant, tira le jean et la culotte jusqu’aux genoux de Sophie, découvrant la chatte rasée, les lèvres roses et luisantes d’excitation. Elle posa un baiser ouvert juste au-dessus du clito, respira l’odeur musquée, puis se releva.
— Pas encore ma langue, murmura-t-elle. D’abord mes doigts. Je veux te sentir te resserrer autour.
Sophie hocha la tête, les yeux mi-clos, les cuisses déjà écartées autant que le jean le permettait. Claire glissa deux doigts entre les lèvres gonflées, les trouva glissantes, brûlantes. Elle les enfonça d’un coup, jusqu’à la jointure. Sophie poussa un cri étouffé, la tête renversée en arrière. Claire commença à la baiser lentement, profondément, le pouce appuyé sur le clito, frottant en cercles serrés.
— Regarde-toi, souffla Claire en tournant la tête de Sophie vers le miroir. Regarde comme tu prends mes doigts. Comme tu es mouillée pour moi.
Sophie gémit, plus fort, les hanches ondulant pour rencontrer chaque poussée. Claire sentait le tissu de sa propre culotte coller davantage, son clito pulser douloureusement. Elle avait envie de s’asseoir sur le bord du lavabo, d’écarter les cuisses et d’offrir sa chatte à la bouche de Sophie. Elle avait envie de la lécher jusqu’à la faire venir une première fois, puis de la doigter encore pendant qu’elle se remettait. Mais pour l’instant, elle se contentait de ce rythme précis, de ces doigts qui ressortaient brillants à chaque mouvement, du souffle chaud de Sophie contre son cou.
— Claire… putain, plus vite… j’y suis presque déjà…
Claire ralentit exprès, un sourire cruel et tendre aux lèvres.
— Pas encore. On a tout le temps. Je veux te goûter d’abord. À genoux. Maintenant.
Sophie obéit sans hésiter, le jean toujours coincé aux genoux, s’agenouillant sur le carrelage froid. Claire releva sa robe jusqu’à la taille, tira le shorty de côté, exposant sa chatte rasée, les lèvres écartées et trempées. Sophie n’attendit pas. Sa bouche s’ouvrit contre elle, langue large et chaude qui lécha du trou jusqu’au clito d’un seul trait. Claire cria, une main dans les cheveux noirs de Sophie, l’autre agrippée au bord du lavabo. La langue de Sophie était exactement comme elle s’en souvenait : experte, gourmande, sans pitié. Elle suçait le clito entre ses lèvres, le faisait claquer, puis plongeait plus bas pour le fourrer dans l’entrée humide.
Claire regardait dans le miroir : sa propre expression tordue de plaisir, la tête de Sophie enfouie entre ses cuisses, les mains de Sophie qui remontaient pour écarter encore plus les fesses de Claire, un doigt glissant en arrière pour masser l’entrée de son anus pendant que la langue travaillait. Le plaisir montait déjà, trop vite, trop fort.
— Oui… lèche-moi… putain Sophie, ta langue… j’ai envie de jouir sur ta bouche…
Sophie gémis contre sa chatte, le son vibrant directement sur le clito. Elle enfonça deux doigts en Claire en même temps, les courbant pour frotter ce point précis à l’intérieur. Claire sentit ses genoux fléchir. Elle n’allait pas tenir longtemps. Et Sophie non plus : une de ses mains était descendue entre ses propres cuisses, se doigtant frénétiquement pendant qu’elle suçait Claire.
La porte restait verrouillée. Dehors, la brasserie continuait sa vie bruyante. Ici, il n’y avait que le bruit humide de la bouche de Sophie, les gémissements étouffés de Claire, l’odeur épaisse du sexe. Claire tira doucement les cheveux de Sophie pour la faire relever le visage un instant.
— Debout. Je veux te doigter et te lécher en même temps. Je veux qu’on jouisse l’une contre l’autre.
Sophie se releva, les lèvres brillantes du jus de Claire. Elles s’embrassèrent à nouveau, goûtant chacune le désir de l’autre. Claire fit pivoter Sophie, la plaça dos au miroir, releva une de ses jambes pour l’ouvrir largement. Elle s’agenouilla à demi, glissa trois doigts d’un coup dans la chatte brûlante de Sophie tout en collant sa bouche sur le clito gonflé. Sophie cria, les mains dans les cheveux de Claire, les hanches qui battaient.
— Oui… doigte-moi… plus profond… je vais jouir…
Claire sentait ses propres parois se contracter dans le vide, affamées. Elle savait qu’elles n’avaient pas fini. Qu’elles allaient se tourner encore et encore, se lécher, se doigter, se faire venir l’une après l’autre jusqu’à ce que leurs jambes ne les portent plus. Mais pour l’instant, elle se concentrait sur le goût salé-sucré de Sophie, sur la façon dont les muscles se resserraient autour de ses doigts, sur les jurements brisés qui tombaient des lèvres de l’autre femme.
Sophie tira Claire vers le haut, les fit basculer contre le lavabo côte à côte. Leurs mains cherchèrent en même temps : Claire enfonça à nouveau ses doigts dans Sophie tandis que Sophie faisait de même, deux, puis trois doigts, frottant, tordant, le pouce sur le clito. Front contre front, souffles mêlés, elles se regardaient dans les yeux.
— J’ai tellement envie de toi, souffla Sophie. Je vais te baiser avec ma langue jusqu’à ce que tu ne puisses plus marcher.
— Alors fais-le, répondit Claire, la voix brisée. Maintenant. Avant que je jouisse juste sur tes doigts.
Sophie s’agenouilla à nouveau, écartant les cuisses de Claire avec une urgence nouvelle. Sa bouche reprit possession du sexe de Claire, plus vorace encore. Claire se laissa aller en arrière, le dos contre le miroir froid, une jambe relevée sur l’épaule de Sophie. Elle regardait le plafond un instant, puis ferma les yeux, submergée par la langue experte, les doigts qui la pénétraient en rythme, le plaisir qui grimpait en spirale serrée.
Elles n’avaient pas fini. Loin de là. Le reste de la nuit, et peut-être le lendemain, s’ouvrait devant elles comme une promesse torride. Mais pour l’instant, dans ces toilettes luxueuses d’une brasserie parisienne, le seul monde qui existait était la bouche de Sophie entre les cuisses de Claire, et le désir qui n’attendait plus que de se déchaîner complètement.
Sophie releva la tête un instant, la bouche luisante du jus de Claire, les yeux noirs de désir. Elle se dressa d’un mouvement souple, plaquant Claire contre le mur de marbre froid juste à côté du lavabo. Ses lèvres s’écrasèrent avidement contre celles de Claire, langue vorace qui fouillait, goûtait, réclamait. Claire gémit dans le baiser, les seins encore libres frottant le chemisier de Sophie. La main de Sophie glissa sans détour sous la robe relevée, trouva le shorty déjà trempé, l’écarta et caressesa directement la chatte brûlante de Claire. Deux doigts glissèrent le long des lèvres gonflées, s’arrêtèrent sur le clito durci, le frottèrent en cercles pressants.
— Putain, tu es encore plus mouillée qu’il y a trois ans, murmura Sophie contre sa bouche. Écarte pour moi. Maintenant.
Claire obéit, soumise et excitée jusqu’à en trembler, écartant largement les jambes contre le mur. Sophie enfonça deux doigts d’un coup sec, jusqu’à la jointure, les courba pour frotter ce point exact qui faisait toujours claquer la mâchoire de Claire. Elle baisa profondément, lentement d’abord puis plus vite, le pouce collé au clito. Claire agrippa les épaules de Sophie, la tête renversée, la robe tombée sur une hanche. Chaque poussée arrachait un gémissement étouffé. Elle sentait ses parois se contracter déjà, le plaisir monter en vague chaude.
— Plus profond… oui, comme ça… doigte-moi, Sophie, j’en peux plus…
Sophie ajouta un troisième doigt, les fit glisser entrés et sortis dans un bruit humide obscène. Claire cambré le dos, offrit davantage. Quand les doigts ressortirent brillants, Sophie les porta à la bouche de Claire. Claire les suçota goulûment, le goût de son propre sexe mêlé à la peau de Sophie.
— À genoux, ordonna Claire d’une voix rauque, le souffle court. Je veux ta chatte sur ma langue. Tout de suite.
Sophie se recula juste assez pour baisser complètement son jean et sa culotte, les jeta sur le lavabo. Sa chatte rasée apparaissait, lèvres roses écartées, clito proéminent, brillant de désir. Claire s’agenouilla sur le carrelage froid, les mains sur les cuisses charnues de Sophie, et plongea. Sa langue large lécha d’un trait du trou jusqu’au clito, s’y attarda, le suca entre ses lèvres. Sophie poussa un cri étouffé, une main plantée dans le chignon de Claire qu’elle dénoua d’un geste. Les cheveux châtain s’étalèrent. Claire fourra sa langue plus bas, la fit rouler à l’entrée, puis enfonça deux doigts pendant qu’elle suçait le clito avec une faim de trois ans. Sophie ondula des hanches, frotta sa chatte contre le visage de Claire.
— Oui… lèche-moi… putain Claire, ta bouche… j’ai rêvé de ça chaque nuit…
Claire se retira juste assez pour souffler : « Au sol. 69. Je veux te sucer pendant que tu me doigtes. » Elles basculèrent ensemble sur le carrelage, les vêtements épars autour d’elles. Sophie s’allongea sur le dos ; Claire se positionna immédiatement au-dessus, genoux de chaque côté de la tête de Sophie, et plongea la bouche sur la chatte rasée. En même temps, la langue de Sophie s’enfonça entre les cuisses de Claire. Elles se sucèrent avidement, se doigtèrent mutuellement : trois doigts de Sophie enfoncés en Claire, courbés, pendant que Claire fourrait Sophie en rythme, le pouce sur le clito. Les bruits humides emplirent le cabinet — claquements de langues, gémissements étouffés contre la chair, peaux moites qui glissaient. Claire sentait le clito de Sophie pulser sous sa langue ; elle le suçotait, le faisait claquer, enfonçait sa langue plus bas pour goûter plus profond. Sophie répondait par des coups de langue précis sur le clito de Claire, doigts qui pilonnaient, un autre qui massait l’anus sensible.
Le plaisir grimpait en spirale serrée, indissociable. Claire sentait ses cuisses trembler autour de la tête de Sophie ; Sophie cambré sous elle, hanches qui battaient. Elles s’accrochèrent l’une à l’autre, se léchant, se doigtant plus fort, plus vite. Claire gémit contre la chatte de Sophie au moment exact où Sophie cria contre la sienne. L’orgasme les frappa simultanément, intense, violent : Claire se contracta en spasmes autour des doigts de Sophie, inondant sa bouche ; Sophie jouit en jets chauds sur la langue de Claire, muscles qui se resserraient, corps entier qui tremblait. Elles continuèrent à se sucer et se doigter à travers les vagues, prolongeant jusqu’à ce que les dernières secousses s’épuisent. Puis elles s’effondrèrent l’une contre l’autre sur le sol, haletantes, cuisses humides, bouches brillantes.
Claire se retourna lentement, se colla contre Sophie, front contre front. Leurs souffles se mêlaient. Sophie rit doucement, un rire bas et satisfait, passa une main dans les cheveux de Claire.
— Trois ans… et tu jouissons toujours en même temps. Putain, Claire.
Claire embrassa ses lèvres, goûtant leur mélange, tendrement cette fois. Elles restèrent ainsi quelques minutes, peaux collées, cœurs qui ralentissaient. Puis, lentement, elles se relevèrent. Sophie ramassa le jean et la culotte, Claire rajusta le shorty et tira la robe. Elles s’habillèrent face au miroir, s’échangeant des baisers complices entre chaque geste : Sophie boutonnant le chemisier de Claire avec des lèvres sur sa nuque, Claire rentrant le jean de Sophie en mordillant son épaule. Les regards se croisaient dans le reflet, amoureux et encore affamés.
— On ne peut pas rester ici toute la nuit, murmura Sophie en lissant ses cheveux. Mais je ne te lâche pas.
Claire sourit, posa un baiser sur le coin de sa bouche.
— Chez toi. Tout de suite. Je veux te baiser dans ton lit jusqu’au petit matin. Te lécher encore. Te faire jouir sur mes doigts pendant que tu me racontes tes services.
Sophie hocha la tête, le regard déjà brûlant à nouveau. Elle déverrouilla la porte. Elles sortirent côte à côte, traversèrent la brasserie sans un regard en arrière, laissant le billet et les verres. Dehors, l’air d’automne les frappa. Sophie prit la main de Claire, l’entraîna vers le métro.
Dans le wagon quasi vide, Sophie se pencha à l’oreille de Claire : « Demain soir j’ai mon jour de repos. Je vais te cuisiner un dîner entier… et te servir à table, nue, avant de te prendre sur la table de la cuisine. Et le week-end prochain, on part à Deauville. J’ai déjà le chalet en tête. Toi, moi, la cheminée, et personne pour nous entendre crier. »
Claire serra ses doigts, le corps encore vibrant, déjà en train d’imaginer la suite.
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