Échange brûlant sous les étoiles
Lucas et Théo, deux mecs chauds, passent du sarcasme à une baise sauvage et consentante sous les étoiles du camping.
Le ciel basculait déjà dans l’indigo quand Lucas planta le dernier piquet de sa tente, les mâchoires serrées et le front luisant. Vingt-huit ans, Parisien jusqu’au bout des sneakers trop propres pour la terre battue, il maudissait mentalement l’application de réservation qui l’avait collé pile à côté d’un marseillais bruyant et bronzé comme une pub pour l’huile d’olive. Théo, trente ans, torse en V sculpté sous un débardeur troué, riait déjà tout seul en déployant sa propre toile à trois mètres à peine.
« Belle tente, Parigot. T’as payé le supplément “désespoir élégant” ? »
Lucas releva la tête, l’œil piquant.
« Et toi, t’as oublié le short qui couvre vraiment les fesses, ou c’est un choix artistique pour montrer tes mollets de rugbyman raté ? »
Théo éclata d’un rire grave qui fit vibrer sa poitrine large. Il se redressa, mains sur les hanches, et laissa volontairement son regard glisser le long du corps de Lucas : épaules fines, ventre plat sous le t-shirt collant de sueur, jean coupe slim qui soulignait des cuisses nerveuses. Lucas sentit la chaleur lui monter aux joues, et pas seulement à cause du crépuscule. Putain, le mec était un mur de muscles solaires, barbe de trois jours, sourire en coin qui promettait des conneries.
Ils finirent d’installer leurs camps dans un silence bourré de piques. Chaque fois que Lucas se penchait pour coincer une sangle, Théo sifflait bas :
« Attention, tu vas te faire une hernie avec ces abdos de bureau. Ils existent vraiment ou c’est un filtre Instagram ? »
Lucas rétorqua sans se retourner :
« Au moins moi je peux passer une porte sans devoir tourner de côté, Monsieur Pecs-à-tout-faire. T’as un permis spécial pour porter autant de graisse pure en muscle ? »
Leurs regards se croisaient trop longtemps. Lucas notait la façon dont le short de Théo tendait sur l’entrejambe quand il s’accroupissait. Théo, lui, fixait la nuque de Lucas, la ligne de sueur qui coulait sous le col, la bouche sarcastique qui avait l’air faite pour mordre. Désir mutuel, évident, ridicule, et aucun des deux ne voulait céder le premier.
La nuit tomba vraiment. Les étoiles s’allumèrent comme des clous argentés au-dessus des pins. Lucas alluma un petit feu de camp entre les deux tentes — « parce que sinon tu vas grelotter avec tes bras de bodybuilder hors saison » — et Théo apparut avec une bouteille de rosé bien frais, deux gobelets en plastique et ce sourire de marin qui a vu pire.
« Paix des braves, Paris. Bois. Sinon je te raconte comment j’ai failli baiser un moniteur de paddle l’année dernière juste pour sa planche. »
Ils s’assirent sur des bûches, genoux presque qui se frôlaient. Le rosé coulait, fruité, un peu trop facile. Les blagues glissèrent du corporel vers le grivois sans frein.
« T’as les mains d’un pianiste, observa Théo en regardant les doigts de Lucas autour du gobelet. Ça doit être pratique pour… tu sais. Les trucs fins. »
Lucas levait un sourcil.
« Et toi t’as les avant-bras d’un déménageur. Ça doit être pratique pour tenir un mec contre un mur sans demander son avis. »
Théo renversa la tête en arrière, rire chaud.
« Qui a dit que je demandais pas ? J’aime quand ça dit oui très fort. Toi, t’as l’air du genre à râler pendant et à supplier après. »
Lucas sentit sa bite bouger dans son jean. Merde. Il but une longue gorgée, laissa le liquide froid lui brûler la gorge, et rendit coup pour coup.
« Et toi t’as l’air du genre à geindre comme une fontaine dès qu’on te touche les couilles. “Oh putain, plus fort, mon beau” — j’entends déjà l’accent. »
Théo se rapprocha sur la bûche. L’odeur de peau chaude, de savon bon marché et de pin. Sa main large, calleuse, atterrit sur la cuisse de Lucas, juste au-dessus du genou, doigts ouverts, paume pesante. Il riait encore, les yeux plissés de malice.
« T’es chaud, hein ? Je le sens d’ici. Ton jean va péter si tu continues à me regarder comme ça. »
Lucas ne retira pas la main. Au contraire. Le contact brûlait à travers le denim. Il fixa Théo droit dans les yeux, le souffle un peu plus court, le sarcasme toujours là mais teinté d’autre chose, d’urgent.
« Et ta main va rester polie ou elle va enfin arrêter de faire semblant ? »
Théo sourit plus large, dents blanches, et pressa légèrement les doigts, remontant d’un centimètre, assez pour que le pouce effleure l’intérieur de la cuisse. Lucas sentit sa queue durcir complètement, lourde, pressée contre la fermeture éclair. Autour d’eux le feu crépitait, les grillons chantaient, le camping sauvage était désert à des centaines de mètres. Personne. Juste les étoiles et ce marseillais qui sentait le soleil et le désir.
Lucas n’y tint plus. Il lâcha le gobelet dans l’herbe, saisit le col du débardeur de Théo à deux mains et l’attira d’un coup sec. Leurs bouches s’écrasèrent. Pas de préliminaires polies : un baiser brutal, dents, langue, goût de rosé et de défi. Théo gémit dans la gorge, un son grave et affamé, et répondit avec la même violence consentante. Sa main glissa plus haut sur la cuisse, s’ouvrit pour couvrir l’érection de Lucas à travers le jean, la pressant, la palpant comme s’il vérifiait la marchandise.
« Putain…, souffla Théo contre ses lèvres entre deux baisers. T’es dur comme un pieu. Je savais que le petit sarcasme cachait une vraie queue. »
Lucas mordit sa lèvre inférieure, tira sur le débardeur pour le faire monter, paumes à plat sur les abdos chauds, durs, ridiculement dessinés.
« Et toi t’es déjà en train de baver. Touche-moi mieux. Ou je te laisse là avec ta main d’abruti. »
Théo ricana, le souffle court, et ouvrit le bouton du jean de Lucas d’un seul doigt habile. La fermeture éclair glissa. La bite de Lucas sortit, épaisse, veineuse, déjà luisante au gland. Théo siffla d’admiration comique.
« Oh la vache. Paris sait cacher des trésors. Laisse-moi… »
Sa main enserra la verge, pouce étalant la goutte de pré-sperme, mouvement lent et ferme qui fit cambrer Lucas en arrière sur la bûche. Lucas attrapa la nuque de Théo, l’obligea à se pencher pour un autre baiser dévorant pendant que sa propre main libre plongeait dans le short du Marseillais. Il trouva une queue lourde, déjà raide, chaude, plus longue que la sienne, et la serra en rythme.
Ils s’embrassaient comme des affamés, langues qui se battaient, rires étouffés quand l’un bousculait l’autre trop fort. Théo pompa la bite de Lucas avec une dextérité moqueuse, tournant le poignet juste comme il faut, pendant que Lucas froissait le short et caressait les couilles pleines, les tirant un peu pour arracher un juron gouailleur.
« Plus fort, Paris… ou t’as peur de me casser ? »
« Ferme-la et suce-moi avant que je te retourne sur cette putain de bûche. »
Théo descendit à genoux dans l’herbe sans se faire prier, entre les jambes écartées de Lucas. Il lécha d’abord longuement le long de la verge, de la base au gland, yeux levés, insolents, puis engloutit d’un coup. Chaleur mouillée, gorge profonde, nez collé au pubis. Lucas jura, hanches qui tressautaient, une main plantée dans les cheveux courts de Théo. Le feu projetait des ombres orange sur le dos musclé qui se courbait, sur les fesses tendues sous le short baissé à mi-cuisses. Lucas voyait la queue de Théo battre librement, négligée, et ça le rendait fou.
Il tira Théo par les cheveux pour le faire remonter, l’embrassa à pleine bouche en goûtant son propre goût salé, puis bascula leur poids. Ils roulèrent presque dans l’herbe, rires étouffés, mains partout. Lucas se retrouva à califourchon sur les cuisses de Théo, jeans ouverts, bites frottant l’une contre l’autre dans un frottement brûlant, pré-sperme qui mélangeait tout. Théo agrippa les fesses de Lucas à deux mains, les écartant, doigts qui glissaient dans le sillon, pressant l’entrée sans encore entrer, juste la promesse.
« Tu veux que je te baise ici, sous les étoiles ? Comme un sauvage ? Dis-le. »
Lucas, le souffle en panne, le regard noir de désir et d’humour encore intact :
« Je veux que tu me fasses crier plus fort que ton accent de merde. Et que tu me regards pendant que tu le fais. »
Théo grogna, les hanches qui poussaient vers le haut, frottant leurs verges ensemble avec une urgence croissante. Autour d’eux le camping restait silencieux, les étoiles immenses, le feu qui baissait. Leurs corps collaient, peaux brûlantes, sueur salée, baisers qui devenaient des morsures. Lucas sentait déjà le bord, la pression dans le bas-ventre, la façon dont le pouce de Théo massait son trou pendant que l’autre main pompaient leurs deux bites ensemble.
Mais il n’allait pas finir comme ça. Pas encore. Il se redressa, yeux brillants, et souffla contre la bouche de Théo :
« Tente. Maintenant. Ou je te jure que je te laisse les couilles bleues jusqu’à demain. »
Théo éclata d’un rire rauque, se releva d’un bond en tirant Lucas avec lui, shorts et jeans à moitié descendus, bites pointant vers le ciel nocturne comme deux boussoles affamées. Ils titubèrent vers la tente de Théo, plus grande, déjà ouverte, en s’embrassant encore, mains qui ne savaient plus où se poser, rires étouffés contre les peaux. L’urgence était là, massive, partagée, le sarcasme transformé en essence pure. Lucas sentait le désir lui marteler les tempes, la queue douloureusement dure, et la certitude que la nuit ne faisait que commencer — que ce marseillais allait le démonter d’une façon qu’il n’avouerait jamais à Paris, et qu’il allait adorer chaque seconde moqueuse et sauvage.
Ils franchirent le seuil de toile, tombèrent sur le matelas gonflable dans un enchevêtrement de membres et de jurons complices, et la fermeture de la tente claqua derrière eux comme un point d’orgue suspendu, laissant le feu mourir doucement sous les étoiles témoins.
Ils roulèrent sur le matelas gonflable dans un enchevêtrement de jambes et de rires étouffés, jeans et shorts coincés aux genoux, bites dressées et collantes l’une contre l’autre. L’air dans la tente était déjà trop chaud, trop confiné. Théo grogna contre la bouche de Lucas, lui pinça une fesse et souffla :
« Putain de sauna, Paris. Je veux te voir sous les étoiles pendant que je te démonte. Dehors. Maintenant. Ou je te jure que je te laisse ici avec ta queue qui pointe vers le plafond. »
Lucas éclata d’un rire nerveux, déjà à bout de souffle, et le tira vers la sortie. Ils ressortirent en titubant, à moitié dévêtus, peaux luisantes sous la lueur orange du feu mourant. Les pins frémissaient, les grillons scandaient, et le ciel indigo s’étalait immense au-dessus d’eux. Théo donna un coup de pied dans son short pour le faire glisser complètement, libérant sa queue lourde, longue, le gland déjà brillant de pré-sperme. Lucas siffla d’admiration moqueuse.
« Bordel, t’as vraiment la bite d’un demi-dieu de plage. Ça va tenir dans ma gorge ou je vais m’étouffer comme un touriste ? »
« T’inquiète, Parigot. Tu vas l’adorer. À genoux. »
Lucas obéit sans se faire prier, s’agenouillant dans l’herbe tiède, les yeux levés, le sourire en coin toujours intact. Il attrapa la verge épaisse à deux mains, la pesa, la fit claquer légèrement contre sa joue. Théo jura bas, doigts déjà entrelacés dans les cheveux de Lucas. Lucas lécha d’abord longuement, de la base aux couilles lourdes, aspirant une à une, tirant un gémissement gouailleur du Marseillais. Puis il ouvrit grand et engloutit. La queue de Théo s’enfonça chaude, salée, veineuse, jusqu’au fond de sa gorge. Lucas respira par le nez, joues creusées, langue plaquée contre le dessous, et se mit à sucer avec une avidité bruyante, salive qui coulait le long du poignet. Il pompa de la tête, prenant plus profond à chaque descente, grommelant de plaisir autour de la chair.
Théo bascula la tête en arrière, riant d’un son rauque.
« Oh putain… t’as une bouche de putain de savante. Les pianistes savent vraiment s’y prendre. Plus fort… ouais, comme ça, Paris. Tu veux mon foutre déjà ? »
Lucas releva les yeux, insolent, et secoua la tête sans lâcher la bite. Il suca plus vite, une main massant les couilles, l’autre glissant derrière pour pincer une fesse ferme de Théo. La queue battait contre son palais, s’épaississait encore. Il la retira un instant, un filet de bave reliant ses lèvres au gland luisant, et cracha dessus pour mieux glisser.
« Ferme-la et jouis dans ma bouche si t’oses. Mais je te jure que je te laisserai les couilles bleues si tu te retiens trop. »
Théo tira sur ses cheveux pour le faire remonter, l’embrassa sauvagement en goûtant son propre sel, puis le retourna d’un coup. Il le poussa vers une grosse souche d’arbre à quelques mètres, à moitié éclairée par les braises. Lucas se retrouva penché en avant, mains à plat sur le bois rugueux, le cul offert, jean complètement descendu aux chevilles. Théo s’agenouilla derrière lui, écartant les fesses nerveuses d’un geste possessif et moqueur.
« Regarde-moi ce petit trou qui cligne déjà. T’as l’air d’un chat en chaleur, Paris. »
Il cracha généreusement dans le sillon, étala la salive du pouce, puis enfonça un doigt épais d’un coup sec. Lucas jura, le dos cambré, une secousse de plaisir qui lui fit rire malgré tout.
« Putain, tes doigts de déménageur… tu veux me préparer ou me perforer direct ? »
« Les deux, mon beau. »
Théo ajouta un second doigt, les courba, chercha la prostate avec une précision sadique. Il les fit entrer et sortir en rythme, scissonnant, pendant que sa langue rejoignait le jeu. Il lécha longuement l’entrée déjà ouverte, plongea la langue profonde, chaud, mouillé, grognant contre la chair. Lucas poussa des hanches en arrière, gémissant sans retenue, une main qui partait se branler sa propre queue qui dégouttait sur l’herbe.
« Plus… putain Théo, lèche-moi comme tu veux me baiser. T’es un vrai cochon. »
Théo ricana, la barbe qui grattait délicieusement les fesses, et continua à le dévorer, doigts et langue alternant, jusqu’à ce que Lucas tremble. Il se redressa enfin, cracha encore une fois dans sa paume, enduisit sa bite monstrueuse, et s’aligna. Le gland pressa l’entrée, s’enfonça lentement, centimètre par centimètre, étirant, brûlant délicieusement. Lucas expira un long « ahhh » rauque, le front contre la souche.
« Tout… donne-moi tout, espèce de mur de muscles. »
Théo poussa d’un coup de hanche puissant jusqu’à la garde. Ses couilles claquèrent contre celles de Lucas. Il resta un instant enfoui, riant bas contre la nuque de son amant.
« T’es serré comme une vierge de bureau. Ça va saigner un peu ? Non ? Tant mieux. Tiens-toi. »
Il sortit presque entièrement et ramona fort, rythme puissant, régulier, hanches qui claquaient. Chaque enfoncement arrachait un cri étouffé à Lucas, un mélange de rire et de jurement. Théo le tenait par les hanches, doigts enfoncés dans la chair, dominant, mais Lucas se redressait par moments pour l’embrasser par-dessus l’épaule, mordre sa lèvre, reprendre le contrôle un instant.
« Plus fort, Marseillais… ou t’as déjà plus de jus ? Montre-moi ce que tu vaux. »
Théo obéit, accélérant, la queue qui martelait la prostate à chaque coup. Le son obscène de peaux qui s’entrechoquent résonnait sous les pins. Sweat coulait le long de leurs dos. Lucas se branlait frénétiquement, le plaisir montant trop vite. Théo le sentit se resserrer et ralentit exprès, ricanant.
« Pas encore. Je décide. »
Il le tira en arrière, le fit basculer sur le sol herbeux, face à face. Matelas improvisé de vestes abandonnées. Lucas se retrouva sur le dos, cuisses écartées, Théo entre elles. La bite ressortit et rentra d’un coup sec en missionnaire, plus profond encore. Leurs regards se croisèrent, fous de désir et d’humour intact. Théo se pencha, les embrassa langoureusement pendant qu’il baisait, langues qui se battaient. Une de ses mains glissa entre eux pour enserrer la queue de Lucas, la pompant en rythme avec ses coups de rein. Lucas lui rendit la pareille, doigts autour de la base de la verge qui le pénétrait, caressant ce qu’il pouvait, massant les couilles qui claquaient.
« Touche-moi… ouais… putain on est deux salauds sous les étoiles. »
Ils riaient entre les baisers, se traitant de tous les noms, dominant tour à tour. Lucas croisa les chevilles dans le dos de Théo pour le forcer plus profond, puis bascula ses hanches pour le chevaucher un instant sans quitter la position, réclamant. Théo le laissa faire, grognant de plaisir, avant de reprendre les rênes et de marteler fort, la main freinant la montée de Lucas pour le faire supplier.
« Dis-le. Que tu veux mon foutre. »
« Je veux ton foutre et le mien sur mon ventre, abruti. Et après on recommence. »
Le feu n’était plus que des braises. Les étoiles brillaient. Leurs corps collaient, glissants de sueur, pré-sperme partout. Théo changeait d’angle, frappant juste là, pendant que Lucas se branlait à deux mains maintenant, la tête renversée, riant de bonheur sale. Ils s’embrassaient encore, se mordaient le cou, se chuchotaient des cochonneries accentuées d’un côté, sarcastiques de l’autre. La tension grimpait, brûlante, sans encore exploser — Lucas sentait le bord tout proche, le nœud dans le bas-ventre, la façon dont la queue de Théo pulsait à l’intérieur. Théo ralentissait exprès quand ça devenait trop, le faisant râler, puis recommençait plus fort, plus sale. Ils jouaient, se défiaient, chacun volant le contrôle une seconde avant de le rendre. Le camping restait désert. Juste eux, le rythme obscène, et la nuit qui promettait encore bien plus.
Théo enfonçait encore sa queue jusqu’à la garde, le rythme devenu irrégulier, haletant, les hanches qui claquaient contre le cul de Lucas dans un bruit mouillé et obscène. Lucas se branlait à deux mains, la tête renversée dans l’herbe, riant à moitié, gémissant à moitié, les étoiles qui tournaient au-dessus de lui.
« Plus… putain, j’y suis… Théo, j’y suis ! »
Théo ne ralentit pas. Il pompa la bite de Lucas en même temps que ses coups de rein, les doigts glissants de pré-sperme et de salive. Sa propre queue pulsait à l’intérieur, prête à exploser.
« Moi aussi, Paris… prends-le… tout… »
Le premier jet de Lucas partit en arc, chaud, abondant, éclaboussant son propre ventre et la main de Théo. Il cria — un cri guttural, ridicule, qui se termina en rire étouffé tant la secousse était violente. Théo le suivit une seconde plus tard, enfoncé à fond, les couilles qui se contractaient, le sperme qui giclait en longs jets brûlants au plus profond de Lucas. Il hurla le nom de Lucas avec son accent à couper au couteau, un « Lucaaas ! » si grave et si outré que Lucas éclata de rire en pleine jouissance, le trou qui se serrait convulsivement autour de la verge qui n’en finissait pas de pomper.
Ils jouirent ensemble, bruyants, désordonnés, hilares. Lucas se tordait sous lui, les abdos qui se crispaient, le sperme qui continuait de perler sur son gland pendant que Théo le remplissait encore, encore, jusqu’à ce que ça déborde le long de ses cuisses. Théo s’effondra sur lui, le souffle en panne, la queue qui donnait de petits soubresauts à l’intérieur. Lucas l’encercla de ses bras et de ses jambes, et ils rirent. Fort. Comme des cons. Des rires de soulagement et de pure saleté, des rires qui secouaient leurs ventres collants.
« Putain de merde…, souffla Lucas entre deux hoquets de rire. T’as gueulé mon nom comme si tu gagnais le loto. »
Théo se redressa un peu, le visage rouge, la barbe luisante de sueur, et ricana contre sa bouche.
« Et toi t’as giclé comme une fontaine de jardin public. Regarde-moi ce bazar. On dirait qu’un camion-citerne a pété. »
Ils restèrent enlacés, peaux brûlantes l’une contre l’autre, le souffle qui se calmait peu à peu. La queue de Théo ramollit lentement et glissa hors du trou de Lucas dans un petit bruit obscène, laissant un filet de sperme couler sur l’herbe. Lucas grimaça en riant, les fesses encore ouvertes, et Théo s’allongea à côté de lui, un bras lourd passé sous sa nuque. Ils se regardèrent, les yeux plissés de complicité, le rire toujours là, bas, partagé.
Puis un moustique se posa sur l’épaule de Théo. Puis un autre sur le torse de Lucas. Puis une nuée minuscule qui les piqua sans pitié. Théo claqua dans le vide, rata, et jura.
« Les enculés de moustiques ! Ils ont senti le festin. Regarde ta bite, elle brille encore, ça les attire. »
Lucas éclata d’un nouveau rire, se grattant le ventre collant de sperme mélangé.
« C’est ta faute, espèce de radiateur ambulant. T’es trop chaud, tu les appelles. Et ta sueur… putain, tu sens le sauna mixte après l’heure de pointe. »
Théo se pencha, lécha une goutte de sueur sur la clavicule de Lucas, puis grimaca comiquement.
« Et toi t’as le goût du rosé périmé et du pré-sperme de pianiste. On est deux porcs. »
Ils rirent encore, s’essuyant mollement avec le t-shirt de Lucas abandonné, se grattant les piqûres qui apparaissaient déjà. Le feu n’était plus que des braises rouges. Les pins frémissaient. Lucas posa sa tête sur le torse large de Théo, écoutant le cœur qui battait encore trop vite, et passa un doigt paresseux dans le sillon des abdos encore humides.
« Ta tente est plus grande, hein ? »
Théo lui pinça le flanc.
« Évidemment. Je suis un gentleman de Marseille, pas un radin de Paris. Tu dors avec moi ce soir. On se colle. Et demain matin, dès que le soleil pointe, je te re-baise avant le café. Deal ? »
Lucas sourit contre sa peau, le sarcasme adouci par le plaisir encore vivant dans ses muscles.
« Deal. Mais si tu ronfles comme un sanglier, je te roule dehors. Et je veux du petit-déj après. Tu me dois bien ça après m’avoir défoncé le cul sous les étoiles. »
Théo l’embrassa lentement, langue paresseuse, goût salé et rire partagé.
« Je te dois même un deuxième service. Et un troisième. On va devenir les rois du camping sexuel. Plus complices que deux mecs qui se détestaient il y a six heures. »
Ils se relevèrent en titubant, riant encore des fils de sperme qui collaient à leurs cuisses, ramassant shorts et jeans en boule. Lucas boitillait un peu, le trou sensible, et Théo lui tapa les fesses en ricanant. Ils rentrèrent dans la tente de Théo, tirèrent la fermeture, s’allongèrent collés sur le matelas gonflable encore tiède. L’air sentait le plastique, la sueur et le sexe. Théo tira Lucas contre lui, cuisse entre les siennes, main large sur sa nuque.
« Repose-toi, Paris. Demain je te réveille avec ma queue dans la gorge. Promis. »
Lucas ferma les yeux, le sourire aux lèvres, le corps lourd de satisfaction. Ils murmurèrent encore quelques conneries, se touchèrent sans urgence, se promirent des positions impossibles au petit jour. Le rire était là, la complicité aussi, chaude, nouvelle, presque tendre sous les piques.
Puis le silence s’installa. Le cœur de Théo ralentit sous l’oreille de Lucas. Dehors, un moustique bourdonna contre la toile. Lucas ouvrit les yeux dans le noir. La chaleur du corps contre le sien était réelle, le sperme séché sur son ventre aussi, la promesse du matin encore fraîche. Pourtant quelque chose grinçait. Un vide minuscule, soudain. Il pensa à Paris, à son appart trop propre, à la solitude qui l’attendait après ce week-end. Théo dormait déjà, le souffle régulier, lourd, indifférent. Lucas fixa le plafond de toile. Le rire s’était éteint. La complicité restait collée à sa peau comme la sueur, mais une pointe froide s’insinuait. Et si demain matin n’était qu’une baise de plus avant de se dire adieu sans se revoir ? Et si ce marseillais trop parfait sous les étoiles n’était qu’un accident de camping, un orgasme bruyant qui ne changerait rien ? Il serra un peu plus fort le torse de Théo, cherchant la chaleur, mais le doute était là, tenace, silençieux, comme une piqûre de moustique qu’on ne peut plus gratter.
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