L'Exhibition de Leur Désir Inassouvi
Un jeune homme et sa voisine Clara s'espionnent mutuellement par leurs fenêtres avant de baiser comme des fous en exhibition totale devant la baie vitrée.
Je m’appelle Desmond, j’ai vingt-huit ans, et depuis des semaines mon existence se résume à la fenêtre de l’immeuble d’en face. Dans cet immeuble haussmannien aux façades claires et aux moulures fatiguées, mon appartement donne pile sur celui de Clara. Vingt-six ans, artiste, cheveux bruns toujours un peu en bataille, corps long et sensuel qu’elle ne se donne pas la peine de cacher. Au début, je me disais que c’était du hasard : un rideau mal tiré, une lampe allumée trop tard. Puis j’ai compris qu’elle savait. Qu’elle laissait volontairement une fente d’ombre et de lumière assez large pour que je voie.
La première fois que nos regards se sont croisés vraiment, j’étais en boxer, une main sur mon verre de vin, l’autre oisive sur mon genou. Elle était en train d’étaler de la peinture sur une grande toile, torse nu sous un peignoir ouvert. Elle a levé les yeux, m’a vu, et n’a pas fermé. Elle a seulement souri d’un sourire lent, presque insolent, avant de reprendre son pinceau comme si de rien n’était. Ce soir-là, mon cœur battait si fort que j’ai cru qu’elle l’entendrait à travers la rue.
Les jours suivants, le jeu s’est installé. Je rentrais du boulot, j’allumais une seule lampe près de ma baie, et j’attendais. Elle apparaissait vers vingt-deux heures, parfois en nuisette fine, parfois déjà dévêtue. Elle s’étirait, se massait la nuque, passait une main distraite entre ses seins. Et elle regardait mon côté de la rue. Pas furtivement. Directement. Comme pour me dire : je te vois me voir. La tension était devenue physique, une chaleur sourde qui me montait dans le bas-ventre chaque fois que j’entrais dans mon salon. Je me touchais parfois, mais toujours un peu en retrait, encore timide. Elle, elle commençait à s’attarder plus longtemps devant sa vitre, les cuisses légèrement écartées, le peignoir glissant d’une épaule.
Un jeudi soir, tout a basculé. La pluie frappait les carreaux. Clara est apparue entièrement nue. Sa peau dorée sous la lumière chaude de son atelier. Elle s’est approchée de la baie vitrée, m’a fixé droit dans les yeux, et a posé une main sur son ventre. Puis plus bas. Ses doigts ont glissé entre ses lèvres, lents, appuyés, et sa bouche s’est entrouverte. Elle ne clignait presque pas des yeux. Elle se caressait pour moi. Pour qu’on se regarde en train de le faire. J’ai senti ma bite durcir d’un coup, douloureusement. J’ai baissé mon boxer sans quitter son visage. Ma main a encerclé ma queue, j’ai tiré une première fois, lentement, en lui rendant son regard. Elle a hoché la tête, presque imperceptiblement, et a accéléré le mouvement de ses doigts. Deux, puis trois enfoncés en elle pendant qu’elle pinçait un téton de l’autre main. Je branlais mon sexe avec la même cadence, le gland déjà luisant, les hanches qui donnaient de petits à-coups involontaires. On aurait dit qu’on se baisait à distance, chacun de notre côté de la rue, le souffle court, les cuisses tremblantes. Quand elle a joui, sa tête est tombée en arrière une seconde avant de revenir me chercher du regard, les lèvres brillantes. Elle a levé deux doigts humides et m’a fait signe. Viens.
J’ai enfilé un pantalon à la hâte, un t-shirt, j’ai traversé la rue sous la pluie fine sans même prendre de veste. L’interphone. Son prénom. La porte s’est ouverte presque tout de suite. L’escalier sentait la cire et le vieux bois. Devant son palier, mon cœur cognait contre mes côtes. Elle a ouvert. Toujours nue. Les cheveux un peu collés aux tempes, les joues roses, l’odeur de son excitation déjà dans l’air.
— Tu as mis le temps, a-t-elle murmuré.
Je n’ai pas répondu. Dès que la porte s’est refermée derrière moi, elle m’a poussé contre le mur du couloir. Sa bouche a trouvé la mienne, chaude, affamée, langue contre langue. Ses mains ont défait mon pantalon d’un geste sûr. Ma queue a bondi, lourde, déjà trop dure. Clara s’est agenouillée sur le carrelage froid sans hésiter. Elle m’a regardé droit dans les yeux en ouvrant la bouche et a avalé mon gland d’un coup. La chaleur de sa gorge m’a arraché un gémissement rauque. Elle suçait avidement, lèvres serrées, langue plate sous la verge, une main autour de la base pour me pomper en rythme. Salive qui coulait le long de ma bite, bruit obscène de succion, yeux levés vers moi sans ciller. Je lui tenais les cheveux, pas pour la forcer, juste pour sentir le mouvement de sa tête. Elle râlait de plaisir en m’ayant dans la bouche, comme si me sucer l’excitait autant que moi.
— Putain, Clara…
Elle a relâché ma queue avec un bruit mouillé, l’a léchée de la base au sommet, puis a repris plus profond, jusqu’à ce que son nez touche mon ventre. Je sentais mon orgasme trop près déjà. Je l’ai tirée vers le haut, l’ai embrassée salement en goûtant mon propre goût sur sa langue, puis je l’ai soulevée. Elle a enlacé mes hanches de ses jambes. Je l’ai portée jusqu’à la grande baie vitrée de l’atelier, celle par laquelle on s’était épiés pendant des semaines. Les rideaux étaient grands ouverts. La ville scintillait en bas, d’autres fenêtres allumées au loin. N’importe qui pouvait lever les yeux et nous voir.
Je l’ai retournée face à la vitre. Elle a collé ses paumes au verre froid, le cul offert, la chatte déjà trempée qui brillait entre ses cuisses. Je me suis aligné et j’ai enfoncé ma bite d’un seul trait. Elle a crié, un son aigu et libre qui a résonné dans la pièce. Je l’ai prise debout en levrette, une main sur sa hanche, l’autre sur son épaule pour la plaquer davantage contre la baie. Chaque coup de reins la faisait tressauter, ses seins s’écrasaient contre la vitre, ses seins marquant la buée. Je la baisais fort, profond, le bruit de mon bassin contre son cul claquant dans le silence de la nuit. Elle gémissait mon nom, demandait plus fort, plus vite, et je lui donnais. Dehors, un couple traversait le trottoir d’en face ; je me suis demandé s’ils avaient levé la tête. L’idée m’a fait gonfler encore plus en elle.
— Ils peuvent nous voir, a-t-elle haleté. Tout le monde peut nous voir. Ne t’arrête pas.
Je l’ai baisée jusqu’à ce que ses jambes flageolent. Puis je me suis retiré, l’ai fait se retourner, et je me suis assis dans le large fauteuil qu’elle avait tiré près de la fenêtre. Elle s’est stradée sur moi sans attendre, a saisi ma queue luisante de son jus et s’est empaleée d’un coup de hanches furieux. Cowgirl. Elle a commencé à chevaucher ma bite avec une rage douce, les mains sur mon torse, les seins rebondissant à chaque descente. Je les ai saisis, ai pincé ses tétons entre mes doigts, tiré un peu, tordu juste assez pour la faire geindre. Elle râlait, la tête en arrière puis revenue me fixer. Nos regards restaient rivés l’un à l’autre pendant qu’elle m’enfilait jusqu’à la garde, qu’elle se frottait le clito contre mon pubis à chaque va-et-vient. La baie vitrée était juste derrière elle ; mon reflet et le sien se superposaient sur le verre noir. Exhibition totale. Consentante. Assumée. On gémissait sans retenue, plus besoin de se taire, plus de rideaux, plus de secrets.
— Regarde-moi pendant que tu me baises, a-t-elle ordonné d’une voix brisée. Regarde-moi jouir sur ta queue.
Je lui pinçais les tétons plus fort, je relevais le bassin pour la rencontrer à chaque coup. Sa chatte se serrait par vagues, trempée, bruyante. Elle accélérait, désordonnée, les cuisses tremblantes, les ongles plantés dans ma poitrine. Je sentais mon propre orgasme monter comme une vague trop grosse.
— Je vais jouir, Desmond… putain je vais…
On a basculé ensemble. Elle a crié en se contractant violemment autour de moi, un orgasme long, violent, qui la secouait par secousses. La pression de sa chatte m’a fait exploser. J’ai déchargé en elle par jets puissants, en la maintenant enfoncée jusqu’au fond, en remplissant sa chatte trempée jusqu’à ce que mon sperme déborde le long de ma bite et de ses cuisses. On restait collés, haletants, mon sexe encore qui pulsait à l’intérieur d’elle, son front contre le mien.
Elle m’a embrassé alors, langoureusement, lèvres molles et chaudes, langue lente. Un baiser d’après, chargé de tout ce qu’on venait de faire et de tout ce qui restait à faire. Sa voix n’était plus qu’un murmure contre ma bouche.
— Ce n’était que le début de nos exhibitions nocturnes, Desmond. La prochaine fois, on laissera d’autres fenêtres nous observer à notre tour. Toute la rue, si tu veux.
Mon souffle se mélangeait encore au sien. Sa chatte battait doucement autour de ma queue molle et glissante. Dehors, la ville continuait d’ignorer ou de regarder. On ne bougeait pas.
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