Masqué, elle s'offre au regard

À un bal masqué, Tamara s’offre en spectacle à mon regard voyeur avant qu’on baise comme des bêtes.

5 min read August 25, 2026New

La soirée était déjà bien avancée lorsque j’ai grimpé les marches de marbre qui menaient au balcon. Le grand hôtel particulier du seizième arrondissement vibrait encore des accords d’un orchestre caché derrière des rideaux de velours cramoisi. Des centaines de corps masqués se frottaient dans la lumière dorée des lustres, rires étouffés, parfums lourds, soie et peau. Moi, j’étais personne. Un loup noir simple, un smoking impeccable, un invité de plus dont le nom n’intéressait personne. C’est exactement ce que je voulais.

D’en haut, la foule ressemblait à une mer agitée de plumes, de sequins et de décolletés. Et puis je l’ai vue.

Tamara. Je ne connaissais pas encore son prénom, bien sûr. Mais mon regard l’a trouvée comme un aimant trouve le fer. Vingt-huit ans, le corps sculptural moulé dans une robe de satin bordeaux fendue très haut sur la cuisse. Un masque doré ouvragé qui laissait libres ses lèvres pulpeuses, peintes d’un rouge sombre. Des cheveux noirs relevés, la nuque offerte. Elle dansait sans partenaire fixe, tournant lentement sur elle-même, et chaque fois que mon regard la frôlait, le sien semblait déjà me chercher.

Je suis resté dans l’ombre du balcon, adossé à une colonne. Elle savait. Dès le premier croisement de nos yeux à travers la foule, elle a su que je la fixais. Elle n’a pas détourné la tête. Au contraire : elle a ralenti, a passé une main lascive le long de sa hanche, a mordu sa lèvre inférieure. La tension est née là, immédiate, lourde, comme une main posée entre mes jambes. Je l’observais en secret, et elle s’offrait déjà au secret.

Elle a continué à danser, plus lascive à chaque mesure. Ses hanches ondulaient avec une lenteur calculée. Ses seins se soulevaient contre le corsage trop juste. Par moments, elle se retournait vers mon balcon plongé dans l’obscurité et maintenait mon regard pendant de longues secondes, comme pour me dire : je sais que tu es là. Continue. Regarde-moi.

La musique changea. Elle s’éloigna de la piste principale, traversa un couloir latéral, poussa la porte d’un petit salon. Une pièce plus intime, éclairée seulement par deux candélabres. Un divan de velours vert sombre, des miroirs anciens, une porte qu’elle laissa volontairement entrouverte. Elle savait que je la suivrais des yeux. Elle comptait dessus.

Je suis descendu sans bruit, me suis glissé le long du mur jusqu’à un angle d’ombre d’où je pouvais la voir parfaitement tout en restant invisible pour les rares passants. Elle se tenait au milieu de la pièce. Elle m’a cherché du regard dans le noir, a trouvé mon silence, a souri.

Ses mains ont monté le long de son corps. Elle a caressé ses seins à travers le satin, pincé les tétons déjà durs jusqu’à ce qu’un petit gémissement lui échappe. Puis elle a relevé lentement sa robe, exposant d’abord les bas résille, puis la chair nue de ses cuisses, puis le triangle de dentelle noire déjà sombre d’humidité. Elle a écarté le tissu d’un doigt et m’a montré. Elle mouillait. Brillante, ouverte, prête. Ses yeux restaient rivés vers mon coin d’ombre pendant qu’elle se touchait à peine, juste assez pour étaler son désir sur ses lèvres inférieures. L’excitation est devenue insupportable. Ma bite durcissait douloureusement contre le tissu de mon pantalon. Elle m’invitait clairement à continuer de la regarder, et je le faisais, le souffle court, le cœur battant comme un tambour.

Elle s’est allongée sur le divan de velours. A écarté largement les cuisses. Deux doigts ont glissé en elle d’un seul coup, profonds, et elle a gémi mon silence. Ses hanches se soulevaient pour rencontrer sa propre main. Elle se doigtait avec une gourmandise évidente, le pouce sur son clitoris, les yeux toujours fixés vers moi. « Tu me regardes… » a-t-elle murmuré, assez fort pour que je l’entende. « Continue. Je jouis pour toi. »

J’ai ouvert ma braguette. Ma queue est sortie, lourde, veineuse, déjà luisante au sommet. Je me suis masturbé en cadence avec ses doigts. Elle accélérait, gémissait plus fort, la tête renversée, la bouche ouverte. Quand elle a joui la première fois, tout son corps s’est tendu en arc, un cri étouffé, le sexe qui se contractait autour de ses doigts trempés. Elle a respiré fort, m’a regardé, et m’a fait signe d’approcher d’un simple mouvement de menton.

J’ai franchi la porte. Elle s’est mise à quatre pattes sur le divan, la robe encore relevée sur ses reins, le cul offert, les seins pendants. Je n’ai pas parlé. Elle non plus. J’ai saisi ses hanches et l’ai enfoncée d’un seul trait, jusqu’à la garde. Elle était brûlante, glissante, serrée. Elle a poussé un gémissement rauque. J’ai baisé comme une bête, fort, profond, le bruit de peau contre peau remplissant le petit salon. Mes mains ont glissé sous elle pour pincer ses tétons durs, les tordre un peu, et elle a poussé le bassin en arrière pour prendre encore plus. « Oui… comme ça… regarde-moi te prendre… » a-t-elle haleté, la tête tournée vers le côté pour que je voie son masque doré et sa bouche ouverte.

Je l’ai retournée. Missionnaire. Ses jambes autour de ma taille, je l’ai prise encore plus fort, le divan qui grinçait. Son masque cognait parfois contre le mien. Nos regards restaient accrochés. Elle m’a poussé en arrière, s’est mise à califourchon, et m’a chevauché avec fureur, les mains sur mon torse, les seins qui rebondissaient hors du corsage. Elle se masturbait le clitoris pendant qu’elle s’empallait sur ma queue, gémissant mon anonymat, jouissant une deuxième fois en se contractant autour de moi si fort que j’ai failli la suivre.

Je l’ai sortie de moi juste à temps. Elle s’est agenouillée, a présenté ses seins offerts, et j’ai joui abondamment sur sa poitrine, des jets épais qui lui ont maculé la peau, le creux entre ses seins, jusqu’au menton. Elle a regardé le sperme couler, a souri, a passé un doigt dedans et l’a porté à sa bouche.

Ensuite, le silence est revenu peu à peu. Elle s’est relevée, a rajusté sa robe avec des gestes lents, a essuyé ce qu’il fallait d’un mouchoir de dentelle trouvé dans un tiroir. Son masque doré était un peu de travers. Le mien restait en place. Elle s’est approchée, a posé ses lèvres tout près de mon oreille.

« Merci de m’avoir regardée », a-t-elle murmuré.

Puis elle a disparu dans le couloir, dans la foule, dans la musique. Je suis resté seul dans le petit salon, la braguette encore ouverte, l’odeur de son sexe et de mon sperme dans l’air. Aucun nom. Aucune promesse. Seulement le souvenir brûlant de son corps qui s’était offert volontairement à mon regard voyeur, et la façon dont elle avait baisé ensuite comme une bête, masquée, libre, parfaite.

Dehors, l’orchestre jouait encore. Des rires montaient. Moi, j’étais immobile dans l’ombre.

Rien d’autre ne bougeait.

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