Neige inattendue avec son ex
Neige inattendue avec son ex. Delphine se retrouve bloquée avec son ex dans un chalet.
Delphine posa sa valise près de la porte du chalet et secoua la neige de ses cheveux. Dehors, la tempête s’était abattue sur la station isolée des Alpes comme une décision brutale, effaçant la route, les pistes, le monde. Dedans, le feu crépitait déjà. Et lui était là.
Nikolai.
Deux ans. Deux ans sans le voir, sans entendre cette voix un peu rauque, sans croiser ce regard sombre qui l’avait tant aimée et tant blessée. Il se tenait près de la cheminée, épaules larges sous un pull sombre, les cheveux encore humides de neige. Trente ans, le même visage qu’elle avait essayé d’oublier, un peu plus marqué peut-être, plus dur. Elle avait vingt-huit ans et le sentiment abrupt que le temps n’avait rien effacé.
— Tu es resté, dit-elle simplement.
— La route est coupée. Toi aussi, apparemment.
Le silence qui suivit n’était pas vide. Il était plein de ce qu’ils n’avaient pas dit le jour de la rupture, plein des nuits où elle s’était réveillée la main tendue vers un corps absent, plein de sa colère à lui, de son orgueil à elle. Le chalet n’avait qu’un salon, une cuisine ouverte, une chambre à l’étage et une salle de bain. Proximité forcée. Souvenirs brûlants. Deux adultes libres, consentants, et terriblement conscients l’un de l’autre.
Delphine retira son manteau. Sous le pull fin, ses seins se soulevaient un peu trop vite. Nikolai détourna les yeux une seconde trop tard. Elle le vit. Elle le sentit.
— Il reste du vin, murmura-t-il. Du rouge. Je l’avais sorti avant… avant de savoir que ce serait toi.
Elle sourit malgré elle, un sourire triste et vivant.
— Alors verse.
Ils s’installèrent près du feu, assis sur le grand tapis épais, les genoux presque se touchant. La bouteille se vida lentement. Le vin chauffait la gorge, détendait la mâchoire, desserrant les nœuds. Dehors, le vent hurlait. Dedans, leurs regards s’attardaient.
— Tu te souviens de la dernière fois qu’on était dans un chalet ? demanda Nikolai, la voix basse.
— Oui. Tu m’avais prise contre la fenêtre. On voyait les lumières de la vallée.
Il eut un rire court, sans joie vraie.
— Et après on s’est disputés pour une connerie. Et on a tout cassé.
Delphine posa son verre. Ses doigts tremblaient un peu.
— Je n’ai jamais arrêté de penser à toi, dit-il soudain, sans détour. Pas une semaine. Pas vraiment. J’ai essayé. Ça n’a pas marché.
Elle le regarda longuement. La flamme dansait dans ses yeux.
— Moi non plus, avoua-t-elle. Je te détestais parfois. Et je te voulais toujours. C’est fatigant, tu sais, de se mentir aussi longtemps.
La tension devint autre chose. Plus lourde. Plus chaude. Leurs genoux se touchèrent vraiment. Delphine laissa sa main glisser, lentement, et la posa sur la cuisse de Nikolai, juste au-dessus du genou, doigts ouverts sur le denim. Elle sentit le muscle se contracter sous sa paume.
Il ne bougea pas tout de suite. Puis il se pencha.
Le baiser fut d’abord retenu, comme s’il avait peur de trop prendre, trop vite. Lèvres contre lèvres, souffle mêlé, goût du vin. Puis quelque chose céda. Il l’attira contre lui d’une main ferme dans le bas de son dos, l’autre glissée dans ses cheveux, et l’embrassa vraiment — langue profonde, faim contenue depuis trop longtemps, un gémissement bas dans sa gorge à elle quand elle ouvrit la bouche pour le recevoir. Elle choisit. Il choisit. Le désir mutuel n’avait plus besoin de permission ; il en avait déjà une.
— Delphine… souffla-t-il contre sa bouche.
— Oui. Maintenant. Je veux.
Il la déshabilla devant le feu, lentement, comme s’il redécouvrait un territoire sacré. Le pull d’abord, tiré par-dessus sa tête ; puis le soutien-gorge, dénoué avec des doigts qui tremblaient à peine. Ses seins parurent à la lumière orange, pointes déjà dures. Il se pencha, prit un mamelon entre ses lèvres, le suça avec une lenteur obscène, langue chaude, dents douces. Elle arqua le dos, les mains dans ses cheveux.
— Putain… Nikolai…
Il fit glisser son pantalon, sa culotte. Elle se retrouva nue sur le tapis, cuisses entrouvertes, chatte déjà luisante. Il s’agenouilla entre ses jambes, les écarta davantage, et la regarda un long moment — regard sale, tendre, affamé.
— J’ai rêvé de ça, murmura-t-il. De te lécher jusqu’à ce que tu cris.
Sa bouche s’abattit sur elle. Langue large d’abord, de l’entrée jusqu’au clitoris, puis plus précise, pointue, qui tournait, frappait, suçait. Delphine gémit fort, les hanches qui bougaient malgré elle. Il la tenait par les cuisses, l’ouvrait, plongeait sa langue en elle, la baisait de la bouche comme il la baiserait bientôt avec sa queue. Elle était trempée, le goût d’elle sur sa langue le faisait gémir contre sa chatte. Il léchait, suçait son clito gonflé, glissait deux doigts en elle et les courbait pendant que sa bouche travaillait.
— Oui… là… ne t’arrête pas…
Elle jouit sur sa langue, les cuisses serrées contre sa tête, un cri rauque, le corps secoué de vagues. Il continua à la lécher doucement pendant qu’elle redescendait, lappant le jus qui coulait, comme s’il ne voulait rien perdre.
Delphine le repoussa à demi, haletante, et le fit basculer sur le dos. Elle ouvrit son pantalon, sortit sa bite — lourde, dure, veines saillantes, le gland déjà luisant de présexe. Elle n’attendit pas. Elle s’agenouilla, le prit en bouche d’un coup, profond, jusqu’à sentir le bout toucher sa gorge. Ses yeux restaient levés vers lui. Elle le suçait en le regardant, lèvres étirées, salive qui coulait le long de la verge, main qui pompaît ce qu’elle ne pouvait pas tout prendre. Nikolai jurait entre ses dents, une main dans ses cheveux, sans forcer, juste pour sentir.
— Ta bouche… putain, Delphine, ta putain de bouche…
Elle le relâcha avec un bruit humide, la salive filant entre ses lèvres et son gland.
— Baise-moi. Maintenant.
Il la bascula sur le dos, s’installa entre ses cuisses, et pénétra d’un seul mouvement long et profond. Elle était si mouillée qu’il glissa jusqu’à la garde, le pubis collé au sien. Ils restèrent un instant ainsi, fronts collés, à respirer le choc de se retrouver remplis l’un de l’autre.
Puis il baisa. Missionnaire passionné, hanches qui frappaient, bite qui la distendait à chaque coup. Elle agrippait son dos, ses ongles laissaient des marques, elle gémissait à chaque enfoncement.
— Plus fort, ordonna-t-elle. Je te veux fort.
Il obéit. Les peaux claquaient. Le feu projetait leurs ombres énormes sur les murs. Il sortit presque entièrement puis s’enfonça d’un coup sec, encore et encore, lui parlant contre l’oreille, voix brisée de désir et d’autre chose.
— Je t’aime encore. Tu m’entends ? Je t’ai jamais arrêté d’aimer. Ta chatte, ton rire, ta putain de façon de me regarder…
Elle jouisit une deuxième fois autour de lui, serrée, pulsante, et il se retira juste assez pour la retourner. À quatre pattes, le cul offert, elle sentit ses mains s’agripper à ses hanches. Il s’enfonça d’un trait en levrette, plus profond encore, et se mit à la pilonner vraiment — coups de reins puissants, réguliers, obscènes. Le bruit de sa queue dans sa chatte mouillée emplissait le chalet. Elle poussait des cris à chaque impact, seins ballottant, visage contre ses avant-bras.
— Nikolai… ah… oui, baise-moi… j’ai tellement… tellement voulu ça…
— Moi aussi. Putain, moi aussi. Tu es à moi ce soir. Dis-le.
— Je suis à toi. Ta bite… ta bite me manque depuis deux ans…
Il la ramena contre sa poitrine sans se retirer, les fit basculer sur le côté, en cuillère. Une main lui pinça un sein, l’autre glissa entre ses cuisses pour frotter son clito pendant qu’il la prenait par derrière, plus lent maintenant, plus profond, plus chargé. Chaque va-et-vient était une confession. Elle tournait la tête ; il l’embrassait de biais, langue et souffle.
— Ensemble, murmura-t-il. Viens avec moi.
Elle sentit la vague monter, monstrueuse, mêlée à tout ce qu’elle avait retenu. Il durcit encore plus en elle, gémit son prénom, et ils jouirent ensemble — elle en se contractant violemment autour de lui, lui en se déversant par longs jets chauds au fond d’elle, hanches collées, souffles cassés, un bruit rauque partagé. Le plaisir les traversa comme une même marée, émotion brute collée à l’orgasme, larmes aux coins des yeux d’elle sans qu’elle sût vraiment pourquoi.
Ils restèrent enlacés, encore liés, sa bite qui s’amollissait doucement en elle. La sueur refroidissait sur leur peau. Le feu baissait.
— Je regrette, dit-il contre sa nuque. D’avoir laissé mon orgueil gagner. De t’avoir laissée partir.
Elle prit sa main et la serra contre sa poitrine, sur son cœur encore rapide.
— Moi aussi. J’aurais dû me battre. Pas fuir. On était cons.
— On peut… essayer encore ? Pas comme avant. Mieux. Si tu veux.
Delphine ferma les yeux. Dehors la tempête rugissait encore, mais plus bas déjà.
— Oui. Je veux. Une seconde chance. Toi et moi.
Il l’embrassa dans le creux de l’épaule, longuement. Ils parlèrent encore un peu, à voix basse, regrets, peurs, promesses maladroites et sincères, jusqu’à ce que le sommeil les prenne enlacés sur le tapis, une couverture tirée sur leurs corps nus.
Le lendemain matin, la neige avait cessé. Un silence blanc recouvrait la station. Par la fenêtre, le ciel était d’un bleu dur, lavé. Delphine s’habilla lentement ; Nikolai aussi. Ils rangèrent sans se presser. À la porte du chalet, il lui tendit la main. Elle la prit. Leurs doigts s’entrelacèrent, chauds dans le froid.
Ils descendirent le chemin, côte à côte, la neige crissant sous leurs pas, le cœur plein d’un espoir prudent et vivant. Personne ne parla pendant un long moment. Il n’y avait que le souffle de leurs respirations, le craquement blanc sous les bottes, et le calme immense de la montagne après la tempête.
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